La CEDEAO et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont organisé à Cotonou un atelier de sensibilisation à l’intention des professionnels des médias sur la carte d’identité biométrique de la CEDEAO (ENBIC). Le but est de renforcer la connaissance de cet outil destiné à faciliter la libre circulation des citoyens dans les Etats membres.
À Cotonou, la CEDEAO et l’OIM sensibilisent les médias aux avantages de la carte d’identité biométrique
Une trentaine de journalistes issus de la presse en ligne, de la radio et de la télévision ont pris part, mercredi 3 juin à Cotonou, à un atelier de sensibilisation consacré à la carte d’identité biométrique de la CEDEAO (ENBIC). Organisée par la CEDEAO en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avec l’appui de ces partenaires, la rencontre visait à mieux informer les médias sur les enjeux et les avantages de ce document communautaire.
Au cours des travaux, plusieurs communications ont permis aux participants de découvrir l’historique de l’ENBIC, son cadre juridique ainsi que son niveau de mise en œuvre dans les États membres. La directrice de l’Émigration et de l’Immigration (DEI), Chimène Lougbégnon Bossa, a notamment présenté le rôle de son institution dans la facilitation des contrôles aux frontières et l’application des dispositions relatives à la libre circulation.
De son côté, un représentant de l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) a expliqué le processus de production de la carte biométrique et les mécanismes mis en place par le Bénin pour sécuriser l’identité des citoyens et les données personnelles.
Genève et avantages de l’ENBIC
Adoptée par les chefs d’État de la CEDEAO en décembre 2014, la carte d’identité biométrique constitue un outil majeur d’intégration régionale. Déjà mise en œuvre dans sept pays membres (Sénégal, la Guinée-Bissau, le Ghana, la Gambie, la Sierra Leone, le Nigeria et le Bénin), elle permet aux citoyens de voyager (même par vol, séjourner et s’établir dans l’espace communautaire et renforcer la sécurité et la gestion des frontières.
Les organisateurs ont également rappelé que des cas de tracasseries persistent encore à certains postes frontaliers. À cet effet, la DEI invite les usagers à signaler tout abus ou acte de rançonnement via le numéro vert 116 ou le 01 45 12 45 76.
