Comment le Togo place les pays de l’AES au cœur de sa diplomatie régionale !

Paul Danongbe
4 min
Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères. @Médias locaux

Robert Dussey, ministre des affaires étrangères du Togo est intervenu jeudi 18 juin 2026, sur les raisons qui sous-tendent le soutien porté par l’administration Gnassingbé à l’endroit du Mali, le Burkina Faso et le Niger depuis leur départ de la CEDEAO.

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Robert Dussey dévoile les raisons du soutien du Togo aux trois pays de l’AES

Ignorance, inconscience, lâcheté, etc. C’est avec ces termes que Robert Dussey a caricaturé le silence des dirigeants africains face à la distanciation diplomatique observée vis-à-vis des pays de l’Alliance des États du Sahel. Sur l’émission «Moment de vérité» avec Alain Foka, le patron de la diplomatie togolaise a prévenu les pays de la sous-région ouest africaine sur les dangers qui lient de fait, les pays comme le sien, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Ghana, le Sénégal pour ne citer que ceux là sur l’insécurité qui règne dans ces pays en raison des nombreuses attaques terroristes enregistrées depuis plusieurs années maintenant au Mali, au Burkina Faso et au Niger.

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“Nous avons des dirigeants de l’AES qu’il faut absolument soutenir parce que le danger qui vise ces trois pays ne concerne seulement le Mali, le Burkina Faso et le Niger. C’est d’abord un danger pour toute l’Afrique comme continent et ensuite, un danger pour toute la sous-région ouest africaine, ndlr”, a-t-il relevé. Robert Dussey a même donné l’exemple de l’attaque du 25 avril dernier au Mali qu’il estime que tous les pays d’Afrique doivent condamner avec la dernière rigueur et prendre dans une posture d’ensemble, des dispositions pour éviter.

Ce qui se passe au Mali aujourd’hui et dans les pays de l’AES peut arriver à tous nos pays.

Robert Dussey

Les fondements du soutien du Togo aux pays de l’AES

Selon le ministère des affaires étrangères, cela ne fait l’ombre d’aucun doute pour Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo. “C’est clair pour le président Faure Gnassingbé que le soutien aux pays de l’AES est nécessaire; pas pour leur faire plaisir, mais la vérité — parce que nous devons nous dire la vérité — c’est aussi pour notre intérêt, ndlr”, va-t-il faire savoir.  Car, ajoute Robert Dussey, c’est avant tout pour la sécurité des populations de la sous-région ouest africaine, la sécurité des citoyens de la CEDEAO. Pour lui, le soutien du Togo aux pays de l’AES est inconditionnel.

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À Lomé, le pouvoir Gnassingbé et des partenaires régionaux ont adopté samedi 18 avril dernier, une nouvelle stratégie intitulée Togo–Sahel et relative aux questions de sécurité, développement et résilience face aux défis persistants dans l’espace sahélien. Des représentants de la Cédéao, des pays de l’AES, ainsi que des partenaires internationaux, notamment de l’ONU, d’Europe et d’Afrique avaient pris part aux assises consacrées dont le communiqué final cité par Africaho, a été publié ce lundi 20 avril. Le document porte sur la période allant de 2026 à 2032.

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