Au Bénin, le Conseil économique et social (CES) a officiellement lancé ce jeudi 20 août à Cotonou le processus d’élaboration de son plan stratégique pour la période 2027-2031. Le document donne une nouvelle boussole à l’institution pour les cinq prochaines années.
Bénin : le Conseil économique et social se dote d’une feuille de route pour 2027-2031
Quatre orientations pour un Conseil économique et social rénové. C’est ce qu’il faut retenir de la feuille de route adopté jeudi 21 août pour la période 2027-2031. Selon La Nation, c’est le rapporteur de la commission, Célestin Guidimey, qui, lors de la présentation du document, a considéré l’exercice comme une étape déterminante pour l’avenir du CES.
Ce dernier a rappelé que l’institution évolue désormais dans une architecture rénovée, avec un conseil national et des conseils départementaux destinés à rapprocher ses activités des réalités des territoires. Le futur plan s’articulera autour de quatre orientations majeures. Il s’agira notamment d’accroître l’utilité institutionnelle du CES, consolider sa proximité citoyenne, dynamiser le dialogue institutionnel et faire rayonner l’institution à l’international.
Le plan devra également s’appuyer sur un diagnostic stratégique — forces, faiblesses, opportunités, menaces — avant de définir les choix stratégiques, les programmes opérationnels et les mécanismes de gouvernance, de financement et de suivi-évaluation.
Les priorités du gouvernement Wadagni
À l’occasion, Aristide Medénou, ministre de l’Économie et des Finances, a salué l’initiative et indiqué que le futur plan devra prendre en compte les priorités de l’action gouvernementale. Au premier rang figure l’éradication de l’extrême pauvreté, avec un focus particulier sur le secteur agricole qui représente environ 25 % du PIB et concentre près de 70 % des personnes en situation d’extrême pauvreté. L’amélioration des rendements, l’accès aux marchés et la mise en place d’une protection sociale incluant l’assurance maladie et la retraite font partie des pistes avancées.
La territorialisation de l’action publique constitue la deuxième priorité, avec le renforcement des pôles industriels et la valorisation des spécificités économiques et touristiques de chaque région. Le numérique et l’innovation, présentés comme des dimensions transversales de l’action publique, complètent ce tableau.
Pour Abdoulaye Bio Tchané, président du CES, ce plan ne devra pas être conçu « hors sol ». Il devra s’inscrire dans les orientations nationales déjà définies pour rendre l’institution « plus pertinente » et « plus utile » pour la communauté, le gouvernement et l’Assemblée nationale. Un exercice de planification stratégique qui s’annonce comme un test grandeur nature pour le CES rénové.
