Côte d’Ivoire : après la dissolution de la CEI, Ibrahime Kuibiert Coulibaly rebondit au Conseil d’État

Mohamed Fousso
3 min
Ibrahime Kuibiert Coulibaly

Alassane Ouattara a nommé Ibrahime Kuibiert Coulibaly président du Conseil d’État, quelques heures après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). La décision a été officialisée jeudi par décret présidentiel lu par la secrétaire générale de la présidence, Masséré Touré.

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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara nomme Ibrahime Kuibiert Coulibaly à la tête du Conseil d’État

Ibrahime Kuibiert Coulibaly rejoint le Conseil d’Etat après la disparition de la Commission Electorale Ivoirienne. Magistrat hors hiérarchie du groupe A, il succède en effet, à Yao Kouakou Patrice, arrivé au terme de son mandat à la tête de la plus haute juridiction administrative du pays, rapporte Afrique sur 7.

Il est ainsi nommé juste après la dissolution de la Commission Electorale Indépendante, prononcée mercredi 6 mai 2026 en Conseil des ministres. À la tête de l’organe électoral depuis septembre 2019, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert avait piloté plusieurs consultations électorales majeures, dont la présidentielle de 2020.

Le nouveau président du Conseil d’État possède une longue expérience au sein de l’appareil judiciaire ivoirien. Né en 1963 à Bouaké, il a occupé plusieurs fonctions stratégiques avant son arrivée à la CEI. Il a notamment été conseiller puis secrétaire général du Conseil constitutionnel, où il a participé à la gestion de nombreux dossiers électoraux et institutionnels sensibles.

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Le Conseil d’État, créé par la Constitution de 2016 et structuré par une loi organique adoptée en 2020, constitue la juridiction suprême de l’ordre administratif en Côte d’Ivoire. L’institution est chargée d’examiner les recours dirigés contre les actes de l’administration et peut également être consultée par le gouvernement sur des projets de loi, d’ordonnance ou de décret.

Au cours des cinq dernières années, cette juridiction a rendu plus de 2 600 décisions, traduisant son rôle grandissant dans le contrôle de la légalité des actes administratifs.

Au sein de l’opinion publique ivoirienne, la nomination d’Ibrahime Kuibiert Coulibaly est d’ailleurs perçue comme une volonté du pouvoir de maintenir ce haut magistrat au sein des principales institutions de la République. Car, sa maîtrise des contentieux électoraux et administratifs pourrait peser dans le traitement des futurs dossiers sensibles liés à la vie politique ivoirienne.

Durant son passage à la tête de la CEI, il avait par ailleurs régulièrement défendu la crédibilité du processus électoral et mis en avant les réformes engagées, notamment la modernisation du fichier électoral et l’organisation des différents scrutins nationaux.

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