Dialogue gouvernement et centrales syndicales : Romuald Wadagni veut désormais négocier sur trois ans

Loan Tamin
4 min
Romuald Wadagni, Chef de l'Etat béninois. @Présidence du Bénin.
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Au Bénin, le gouvernement Wadagni propose aux centrales et confédérations syndicales un cadre de discussion permettant de traiter progressivement les revendications des travailleurs, en fonction des marges de manœuvre financières de l’État. C’est à travers une démarche désormais articulée autour de la programmation budgétaire pluriannuelle.

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Bénin : une feuille de route triennale annoncée pour répondre aux revendications des travailleurs

Un nouveau pacte de dialogue entre l’administration Wadagni et les centrales syndicales au Bénin. Le Chef de l’Etat et son gouvernement veulent revoir sa méthode de concertation avec les organisations syndicales, a fait savoir le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique. Ce mercredi 4 novembre 2026,  Rodrigue Chaou, a présenté cette nouvelle orientation aux responsables syndicaux, à la Bourse du Travail de Cotonou.

Porteur de trois messages du président de la République, Romuald Wadagni, il était accompagné du secrétaire général de son ministère et d’une délégation ministérielle. Le compte rendu de cette rencontre a été publié ce jeudi 5 novembre sur le site officiel du gouvernement. La rencontre ne constituait pas une séance de négociation sur les revendications en cours. Il s’agissait plutôt de convenir avec les partenaires sociaux d’une nouvelle manière d’organiser les discussions et de définir les mécanismes devant encadrer les prochaines concertations.

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Un premier engagement transmis par le ministre, c’est le dialogue social demeure une priorité du chef de l’État. Selon le message présidentiel, aucune réforme majeure concernant la Fonction publique et le Travail ne sera conduite contre les travailleurs, mais avec eux. Le gouvernement entend ainsi privilégier une gouvernance concertée, avec pour objectif de préserver et de consolider les acquis sociaux.

Une feuille de route sur trois ans présentée par Rodrigue Chaou

Le principal changement annoncé concerne la méthode de traitement des revendications. Plutôt que de partir de propositions préalablement arrêtées, le gouvernement souhaite que les discussions s’appuient désormais sur les capacités financières réelles de l’État et ses perspectives budgétaires.

Les deux parties devraient ainsi élaborer conjointement une feuille de route couvrant trois années, avec une actualisation annuelle, suivant le principe du budget de l’État. Ce dispositif doit permettre de programmer les réponses aux préoccupations des travailleurs dans un calendrier partagé et compatible avec les ressources disponibles.

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Pour assurer son fonctionnement, le nouveau mécanisme reposera sur une grande commission, des rencontres régulières entre les parties et des équipes techniques spécialisées selon les différentes thématiques abordées. Les préoccupations exprimées par les syndicats seront examinées dans ce cadre.

La Bourse du Travail bientôt rénovée ?

Au-delà de la nouvelle orientation du dialogue social, Rodrigue Chaou a également annoncé l’intention du gouvernement d’inscrire l’extension et la rénovation de la Bourse du Travail au Programme d’Action du Gouvernement, sous réserve des résultats des études techniques.

L’État prévoit d’apporter les moyens financiers et l’accompagnement technique nécessaires à la réalisation de ce projet, réclamé depuis plusieurs années par les organisations syndicales. À l’issue des échanges, le ministre a effectué une visite des locaux afin de constater leur état et les besoins de maintenance.

Les responsables des centrales et confédérations syndicales ont salué cette démarche, qu’ils considèrent comme un changement de méthode attendu. Ils ont également évoqué le règlement récent de plusieurs dossiers sociaux, notamment celui du recrutement progressif des Aspirants au métier d’enseignant (AME), avant de réaffirmer leur disponibilité à participer à un dialogue franc et constructif.

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