Au Bénin, le président du Sénat, Patrice Talon, ne sera pas auditionné par la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances, gestion 2027. Mais pourquoi ?
Assemblée nationale du Bénin : les auditions budgétaires démarrent le 16 novembre, sans le Sénat
Le calendrier des passages des membres du gouvernement et des présidents d’institutions devant la Commission budgétaire, présidée par le député Gérard Gbénonchi, est désormais établi. Les travaux s’ouvriront le lundi 16 novembre par la présentation générale du projet de loi de finances par le gouvernement. Dans l’après-midi, le ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération, Aristide Médénou, sera le premier membre du gouvernement à défendre les prévisions budgétaires de son département.
Les responsables des autres ministères sectoriels passeront ensuite à tour de rôle. Du côté des institutions de la République, la Cour des comptes ouvrira la série des auditions le mercredi 18 novembre, de 10 h à 13 h. Elle sera suivie du Conseil économique et social, de la Haute Cour de justice, de la Commission béninoise des droits de l’homme, de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication et de l’Autorité de protection des données à caractère personnel.
Djogbénou et Talon ne défendront pas les budgets de l’Assemblée nationale et du Sénat
Mais pour cet exercice, Patrice Talon ne passera pas devant les parlementaires pour défendre le budget du Sénat. Son absence du programme des auditions, qui se dérouleront du 16 au 30 novembre prochain à Porto-Novo, s’explique par une pratique institutionnelle appliquée depuis la première législature. L’absence du Sénat dans ce calendrier ne relève donc pas d’un oubli. À l’instar de celui de l’Assemblée nationale, son budget est directement transmis au ministre de l’Économie et des Finances afin d’être intégré au projet de loi de finances.
Les présidents des deux chambres, Patrice Talon et Joseph Djogbénou, n’ont ainsi pas à défendre leurs prévisions devant la Commission budgétaire. La procédure remonte à la première législature. Bien avant l’instauration du Parlement bicaméral, le budget de l’Assemblée nationale était déjà adopté en interne, puis transmis au gouvernement pour intégration au budget général de l’État.
À noter que l’avènement du Sénat n’a pas modifié cette règle. Les deux chambres échappent ainsi à l’exercice des auditions budgétaires organisé pour les autres institutions de la République.
