Le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, en visite officielle de travail à Ouagadougou, a échangé lundi 20 avril avec Ibrahim Traoré, président de la Confédération des États du Sahel (AES). Les deux personnalités ont abordé plusieurs sujets relatives à un rapprochement opérationnel entre les deux organisations.
Coopération AES–UA : Ndayishimiye et Traoré pour un avenir commun
Un pas de plus vers une bonne coopération entre l’Union Africaine et l’Alliance des États du Sahel. C’est ce qu’il est permis de déduire sans se tromper des conclusions de la visite officielle effectuée lundi au Burkina Faso par Evariste Ndayishimiye, président du Burundi. Selon le compte rendu publié en soirée par la Direction de la communication de la présidence du Faso, le président en exercice de l’Union Africaine à sa sortie d’audience au palais de Koulouba, a salué l’engagement des autorités burkinabè et de leur population dans la lutte contre le terrorisme. « Maintenant, je connais la réalité objective de la région du Sahel et aussi du Peuple burkinabè… », a-t-il déclaré.
Il s’est particulièrement dit impressionné par « un pays devenu stable » sous le leadership du président Ibrahim Traoré. Evariste Ndayishimiye, précise le compte rendu consulté par Africaho, n’a pas manqué d’adresser ses félicitations à Ibrahim Traoré « pour son courage, son dévouement et son engagement pour la paix et la stabilité dans son pays ».
Je compte dresser un bon rapport objectif à mes pairs à l’UA et j’espère que sur la base de ce rapport, les relations vont encore se renforcer. On pourra aller ensemble vers un avenir commun.
Évariste Ndayishimiye
Ndayishimiye promet une coopération objective entre l’UA et l’AES
Missionné par l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a indiqué vouloir jouer un rôle de facilitateur entre les États membres de l’AES et l’organisation continentale. « L’UA doit constituer un pont solide qui va lier le Peuple burkinabè aux peuples africains, les institutions burkinabè aux autres institutions africaines », a-t-il affirmé. Selon ses propos, les échanges avec le président burkinabè ont permis d’échanger sur des questions liées à la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel d’une part et d’autre part, à la restauration des bonnes relations entre les pays de la Confédération AES et l’UA.
Les discussions ont par ailleurs, porté sur la coopération sécuritaire et la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, mais aussi sur la normalisation des relations entre l’Confédération des États du Sahel et l’Union africaine. À l’issue de cette mission, le président burundais a prévu de soumettre un rapport à ses pairs.
Faut-il le souligner, la présente visite d’État intervient précisément dans un contexte où, Union Africaine et CEDEAO multiplient des initiatives diplomatiques pour éviter un isolement avec l’AES. Le samedi 18 avril 2026, c’est le Togo, pays membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest qui a réuni plusieurs cadres du Sahel pour faire adopter une nouvelle stratégie Togo-Sahel, destinée à servir de pont entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Des démarches qui sont sans doute à saluer dans un contexte sécuritaire et économique que partagent ensemble les différents États membres de ces organisations.
