À partir de l’édition 2026, prévue à Nikki en fin août, l’État béninois entre officiellement dans la danse de l’organisation de la Gaani, fête traditionnelle du nord du pays. L’objectif, c’est professionnaliser l’événement et lui donner une visibilité comparable à celle des grandes manifestations culturelles nationales.
Gaani à Nikki : le gouvernement change de donne à partir de l’édition 2026
L’édition zéro de la Gaani désormais portée par le gouvernement. La Gaani change de dimension. « L’édition 2026 de la Gaani, c’est l’édition zéro portée par le gouvernement », a expliqué le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, sur la télévision nationale ce dimanche 9 août. Les structures habituellement mobilisées pour l’organisation des Vodun Days, notamment Bénin Tourisme, seront désormais mises à contribution pour piloter la Gaani. Dès cette année, le gouvernement promet « une différence qualitative dans la façon dont c’est organisé ».
À terme, la durée de la célébration pourrait également évoluer, passant de deux ou trois jours actuels à cinq jours, en fonction du calendrier lunaire et des opportunités offertes par l’événement.
Nikki comme centre de vibration culturelle du nord
Derrière cette professionnalisation se cache une ambition plus large : rééquilibrer l’offre culturelle et touristique du Bénin entre le sud et le nord du pays. « Nous voulons permettre que Nikki soit également, à un moment donné de l’année, le centre de vibration culturelle et touristique de notre pays », a déclaré Houngbédji.
Le gouvernement imagine ainsi deux grands rendez-vous culturels à des périodes complémentaires : les Vodun Days à Ouidah et la Gaani à Nikki, avec d’autres manifestations comme le Festival des masques à Porto-Novo pour compléter la dynamique.
Avec cette nouvelle dimension, la Gaani ambitionne de dépasser le cadre d’une célébration traditionnelle pour devenir un rendez-vous culturel et touristique capable d’attirer des visiteurs venus de tout le pays et d’au-delà des frontières.
