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Frontières Bénin-Niger : maintien de la fermeture de la frontière côté nigérien malgré la levée des sanctions

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a officiellement annoncé, lors de son sommet extraordinaire à Abuja le 24 février, la levée des sanctions économiques contre le Niger, incluant la réouverture des frontières terrestres et de l'espace aérien. Cependant, malgré ces annonces, le poste-frontière entre le Bénin et le Niger du côté de la ville de Malanville, situé à moins de 750 km au nord de Cotonou, reste fermé, avec aucun signe de reprise du trafic.

Le Bénin a pris des mesures immédiates en levant ses barrières pour permettre le passage des marchandises, mais le Niger n’a pas suivi cette initiative, maintenant ainsi la fermeture de sa frontière avec le Bénin. Le poste-frontière entre les deux pays, fermé depuis sept mois, et qui devrait normalement ouvrir totalement selon les annonces de la CEDEAO, est resté fermé du côté nigérien.

Bien que les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aient décidé de lever certaines sanctions contre le Niger lors d’un sommet extraordinaire à Abuja, la frontière entre le Bénin et le Niger demeure fermée. La réouverture des frontières, qui faisait partie des sanctions levées, n’a pas été mise en œuvre du côté nigérien, malgré la flexibilité affichée par les autorités béninoises.

Sur le terrain, des conteneurs et des blocs de béton continuent de bloquer tout passage entre les deux pays. La situation est inchangée depuis l’imposition des sanctions par la CEDEAO après le coup d’État qui a renversé le pouvoir de Mohamed Bazoum au Niger. Des rapports font état de coups de feu entendus à la frontière côté Niger, avec des informations sur un individu abattu alors qu’il tentait de forcer les barrages pour traverser la frontière.


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Le Bénin et le Niger dos à dos

Bien que le président béninois, Patrice Talon, ait assoupli certaines sanctions dans un discours sur l’état de la nation, autorisant notamment le passage de marchandises entre le port de Cotonou et Niamey, le Niger reste ferme dans sa position. La transition politique au Niger a également été marquée par des déclarations hostiles envers le port de Cotonou, le président de transition appelant les opérateurs économiques nigériens à se méfier de cette plateforme portuaire.

Le retrait du Niger de la CEDEAO pour former l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Burkina Faso et le Mali a compliqué davantage la situation. L’effet immédiat escompté par la CEDEAO n’a pas été observé entre le Bénin et le Niger, soulignant les tensions persistantes entre les deux pays. L’impact à long terme de ces décisions sur les relations régionales reste incertain, mais la fermeture continue des frontières maintient une atmosphère de tension dans la région.

Les raisons de la non-réouverture du côté nigérien ne sont pas encore claires, mais cela souligne les défis persistants dans les relations entre les deux pays. Cette situation laisse planer des incertitudes quant à la résolution immédiate des tensions entre le Bénin et le Niger, et les efforts diplomatiques pourraient être nécessaires pour surmonter les obstacles actuels et parvenir à une normalisation complète des relations bilatérales.

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