Au Bénin, le gouvernement a annoncé une série de mesures sociales destinées à améliorer l’accès à l’éducation et aux soins de santé. Ces décisions traduisent plusieurs engagements du président de la République en faveur du bien-être des populations.
Romuald Wadagni renforce son action sociale à travers plusieurs mesures majeures dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Dès la rentrée scolaire 2026-2027, la gratuité de la scolarité dans l’enseignement secondaire général et technique public sera étendue à toutes les filles sur l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, une enveloppe de 20 milliards de FCFA est mobilisée pour accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les établissements publics d’enseignement qui en sont encore dépourvus. Dans l’enseignement supérieur, un comité a été mis en place pour proposer des solutions visant à améliorer les œuvres sociales universitaires, notamment le transport, l’hébergement et la restauration des étudiants.
Humaniser le secteur de la santé !
Dans le domaine de la santé, le gouvernement a prévu un fonds d’un milliard de FCFA pour permettre aux hôpitaux publics de disposer des intrants nécessaires à la prise en charge immédiate et sans condition des urgences vitales. Dix milliards de FCFA seront également consacrés à l’alimentation en eau potable et en électricité des centres de santé publics non encore desservis.
Enfin, les autorités ont prescrit l’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle des mille premiers jours de l’enfant.
Dans le domaine de l’agriculture
Des subventions spécifiques sont instituées au profit des agriculteurs, principalement ceux des filières riz, coton, soja et cajou dès la campagne agricole 2026-2027. Ce faisant, le Gouvernement entend mieux récompenser l’effort productif, renforcer durablement les revenus des exploitants agricoles, sécuriser l’approvisionnement des unités de transformation locales et consolider le positionnement du Bénin comme puissance agricole et agro-industrielle de référence en Afrique de l’Ouest.
Ainsi :
- s’agissant du coton, pour une production nationale supérieure à 700.000 tonnes, les producteurs percevront une prime exceptionnelle de dix (10) FCFA/kg sur le prix homologué pour la campagne agricole ;.
- en ce qui concerne les filières anacarde, soja et riz, dès que les capacités de transformation installées sont satisfaites, les producteurs percevront une prime exceptionnelle de dix (10) francs CFA par kilogramme livré aux usines locales.
Il est à noter que pour la campagne agricole 2026-2027, ces capacités sont respectivement de :
- Cajou : 200.000 tonnes
- Soja : 450.000 tonnes
- Riz : 350.000 tonnes
Par ailleurs, le Conseil a instruit les ministres intéressés par ce sujet à l’effet d’engager une réflexion stratégique sur la restructuration de ces trois filières afin de les rendre plus compétitives.
