Le panafricaniste béninois Kemi Seba a été arrêté mercredi 15 avril 2026 en Afrique du Sud, selon des informations rapportées par Bip Radio. À ce stade, ni les autorités sud-africaines ni les autorités béninoises n’ont officiellement communiqué sur les circonstances exactes de cette interpellation.
Afrique du Sud : le panafricaniste Kemi Seba interpellé, une procédure aux contours encore flous
Kemi Seba n’est plus libre de ses mouvements. Visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice béninoise en décembre 2025, il pourrait être remis au Bénin dans les prochaines heures. Faut-il le rappeler, le 12 décembre 2025, les autorités judiciaires du Bénin à travers cette procédure judiciaire ont indiqué que l’activiste panafricaniste est poursuivi pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion ».
Ces poursuites font suite à une déclaration publique diffusée quelques jours plus tôt, dans laquelle l’activiste avait réagi à une supposée tentative de déstabilisation du pouvoir à Cotonou — une information rapidement démentie par les autorités béninoises, mais qui avait suscité une vive polémique.
Kemi Seba, une figure panafricaniste controversée
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba s’est imposé comme l’une des figures majeures du panafricanisme radical ces dernières années. À la tête de l’ONG Urgences panafricanistes, il défend des positions critiques à l’égard des politiques occidentales en Afrique.
L’activiste, âgé de 44 ans, s’est également illustré par ses prises de position en faveur des régimes militaires au Sahel et par ses critiques répétées du président béninois Patrice Talon.
Ancien binational franco-béninois, il a été déchu de sa nationalité française en 2024. Plus récemment, il aurait obtenu un passeport diplomatique nigérien, selon des informations diffusées par son entourage.
À ce stade, aucun élément officiel ne permet d’établir clairement un lien direct entre l’arrestation en Afrique du Sud et le mandat d’arrêt émis par le Bénin. Mais dans ce type de dossier, l’émission d’un mandat d’arrêt international ouvre la voie à une arrestation hors du territoire national, pouvant déboucher sur une procédure d’extradition, sous réserve des accords judiciaires entre les États concernés.
La suite de la procédure dépendra notamment de la transmission formelle d’une demande d’extradition par les autorités béninoises et de son examen par la justice sud-africaine. Celle-ci devra se prononcer sur la légalité et la recevabilité d’un éventuel transfert.
