La justice nigériane a condamné l’ancien ministre de l’Énergie, Saleh Mamman, à 75 ans de prison pour détournement de fonds et blanchiment d’argent. Les sommes en cause, estimées à plus de 21 millions d’euros, étaient destinées à des projets hydroélectriques dans un pays confronté à de fréquentes pénuries d’électricité.
Crimes économiques au Nigeria : Saleh Mamman écope de 75 ans
La Haute Cour fédérale d’Abuja a prononcé une lourde peine de 75 ans de prison contre l’ancien ministre de l’Énergie Saleh Mamman, reconnu coupable de blanchiment d’argent et de détournement de fonds publics.
Selon la justice, l’ex-membre du gouvernement, en fonction entre 2019 et 2021, a détourné près de 33,8 milliards de nairas, soit plus de 21 millions d’euros. Les fonds auraient transité par plusieurs sociétés privées et bureaux de change avant d’être blanchis.
« Au lieu de laisser un héritage pour s’attaquer aux problèmes d’approvisionnement en électricité du pays, l’accusé menait grand train aux dépens des citoyens ordinaires », a déclaré le juge Justice Omotosho.
Financement des projets électriques
En effet, ces ressources étaient initialement destinées au financement de projets de barrages hydroélectriques, des infrastructures stratégiques dans un pays régulièrement confronté à des coupures d’électricité.
La cour a ordonné l’exécution consécutive des peines liées aux douze chefs d’accusation retenus contre l’ancien ministre, aboutissant à une condamnation totale de 75 ans d’emprisonnement, une sentence particulièrement rare dans le pays.
Toutefois, Saleh Mamman était absent lors du verdict et de l’énoncé de sa peine. Un mandat d’arrêt a été émis par la justice pour le retrouver et l’incarcérer.
