Le départ de l’armée française du Mali n’était pas sans doute la meilleure décision prise par les militaires qui ont pris le pouvoir en 2020 selon Emmanuel Macron.
Au Mali, Macron rend les putschistes responsables de la dégradation de la situation sécuritaire
À Nairobi au Kenya où il a présidé le sommet « Africa Forward : partenariats Afrique-France pour l’innovation et la croissance », Emmanuel Macron s’est prononcé sur la situation sécuritaire du Mali. Dans sa déclaration, le chef de l’Élysée a indiqué que le départ de l’armée française du Mali, fait à la demande des autorités militaires du Coup d’Etat militaire de 2020 n’était pas une bonne décision.
À l’en croire, les autorités ont décidé de ne plus se battre contre le terrorisme, en décidant de se passer de la France. « Il y a un coup d’Etat au Mali, vous ne voulez plus de la France parce que vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme. D’accord, on s’en va. Malheureusement, l’actualité montre que ce n’était pas sans doute la bonne décision que les putschistes maliens avaient prise pour leur pays« , a déclaré le président français.
Il a rendu hommage aux soldats français, « morts trop nombreux » selon ces mots, pour l’intégrité et la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali.
En effet, cette réaction qui fait suite aux attaques coordonnées du 25 mai perpétrées par les terroristes du JNIM et des rebelles du FLA contre plusieurs villes du Mali dont Gao, Kidal, Sevaré et Bamako. Ces attaques avaient coûté la vie au ministre d’Etat à la Défense, le Général Sadio Camara.
Retrait de l’armée française du Mali
Les relations entre la France et le Mali se sont dégradées progressivement après la prise du pouvoir du Colonel Assimi Goita. Deux ans après leur prise de pouvoir, Bamako a dénoncé les accords militaires avec le Mali et exigé le départ des soldats français. Poussée vers la sortie, l’armée française a achevé son retrait total du Mali le 15 août 2022, mettant fin à neuf ans de présence militaire (Opération Barkhane) débutée en 2013.
Par ailleurs, ce retrait, acté après des tensions avec les militaires au pouvoir, a marqué un tournant géopolitique majeur au Sahel, en proie à la menace jihadiste.
