Procès Dangnivo : l’ex-DGPN Louis Philippe Houndégnon réclamé à la barre, l’audience renvoyée

Africaho
3 min
Urbain Pierre Dangnivo, ex-cadre du MEF

Au tribunal de première instance de Cotonou, le procès de Urbain Pierre Dangnivo a repris ce vendredi 26 juin après 14 mois de suspension. L’avocate de la Défense, Me Olga Anassidé a exigé la comparution de Louis-Philippe Houndégnon, ancien directeur général de la police (ex-DGPN).

Affaire Dangnivo : la comparution de Louis Philippe Houndégnon exigée

Ce vendredi 26 juin, le Tribunal de première instance de Cotonou a relancé le débat sur la disparition de Urbain Pierre Dangnivo, cadre du ministère des Finances, disparu en 2010. À la reprise du procès, l’avocate de la Défense, Me Olga Anassidé a réclamé la comparution de Louis-Philippe Houndégnon.

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Et pour cause, l’avocate estime que l’ancien directeur général de la police nationale avait publiquement affirmé détenir des informations sur cette affaire. C’est au tribunal de décider de l’opportunité ou pas de faire comparaître Louis Philippe Houndégnon afin d’en savoir plus sur des informations qu’il dit détenir.

Sauf que l’ancien patron des flics, un des hommes forts des Forces des Défense et de sécurité sous le régime du président Boni Yayi est aujourd’hui lui-même derrière les barreaux.

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À la barre ce vendredi, Grégoire Dangnivo, frère de Pierre Urbain Dangnivo continue de reclamer la vérité sur cette fameuse disparition. La famille exige le corps entier de Dangnivo. « Que l’État béninois nous rende la dépouille complète et on va faire la cérémonie », a-t-il déclaré. À l’en croire, il s’agit d’un « crime prémédité », car, le disparu « était opposant chaud » (au régime de Boni Yayi, NDLR). L’audience a été renvoyée au 3 juillet juin prochain.

Retour sur les faits !

Pour rappel, Urbain Pierre Dangnivo s’évapore alors qu’il rentre du service. Ses proches et l’opposition accusent le régime d’alors (de Boni Yayi) d’élimination politique en raison de ses révélations potentielles sur des scandales financiers.

Quelques semaines plus tard, un corps non identifié est exhumé à Abomey-Calavi au domicile d’un repris de justice. Les autorités affirment qu’il s’agit de Dangnivo, mais la famille rejette vigoureusement cette conclusion, contestant l’authenticité de la dépouille. De leur côté, Codjo Cossi Alofa et ses complices présumés continuent de clamer leur innocence dans ce dossier.

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