En RDC, l’exécutif a décidé mercredi 21 octobre, de la fermeture de la prison centrale de Makala aux nouveaux détenus en raison de la surpopulation. C’était à travers un communiqué du ministère de la justice.
RDC : la prison de Makala ferme ses portes aux nouveaux détenus face à une surpopulation record
Plus de nouveaux détenus à la prison centrale de Makala. Le ministère congolais de la Justice a décidé de suspendre provisoirement l’admission de nouveaux détenus dans ce centre de détention. L’annonce a été faite dans un communiqué publié le 21 octobre 2026. Selon l’exécutif en RDC, aucune nouvelle admission ne sera autorisée. Seules des dérogations dûment justifiées pourront être accordées.
C’est visiblement une situation jugée alarmante qui a conduit à cela. En effet, la prison de Makala a été construite pour accueillir 1 500 détenus. Aujourd’hui, elle en héberge 16 155. Une population carcérale qui dépasse largement les capacités de l’établissement. Parmi les détenus figurent 303 femmes. Le centre compte également 201 enfants en conflit avec la loi. Ces catégories sont particulièrement exposées dans un environnement marqué par la promiscuité.
Des impératifs sécuritaires, sanitaires et humanitaires évoqués par le gouvernement de Tshisekedi
Pour le gouvernement, cette suspension revêt un caractère exceptionnel. Elle répond à plusieurs préoccupations majeures. L’administration Tshisekedi veut d’abord limiter les risques liés à la sécurité du site. Le gouvernement souhaite ensuite freiner la détérioration des conditions sanitaires. Le ministère de la justice affirme par ailleurs, agir conformément aux principes prévus par la législation pénitentiaire en vigueur.
Au-delà de Makala, cette situation met en évidence les défis du système judiciaire congolais. La surpopulation carcérale n’est pas un phénomène récent. Toutefois, elle atteint désormais un niveau particulièrement préoccupant. Plusieurs facteurs sont régulièrement évoqués. Parmi eux figurent la lenteur des procédures judiciaires. Le recours fréquent à la détention préventive est aussi pointé du doigt. Le manque d’infrastructures adaptées contribue également à cette pression.
Reste désormais la question de l’accueil des nouveaux prévenus à Kinshasa. Parmi les pistes évoquées figurent les transfèrements vers d’autres établissements. Le recours aux peines alternatives est également cité. L’accélération du traitement des dossiers judiciaires pourrait aussi contribuer à réduire la pression sur le système pénitentiaire. Attendons de voir !
