Tchad : Succès Masra quitte le pays pour recevoir des soins en France

Mohamed Fousso
3 min
Succès Masra.

L’ancien Premier ministre tchadien Succès Masra a quitté N’Djamena, le 20 octobre 2026 pour recevoir des soins médicaux en France. Ceci deux mois après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle.

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Tchad : Succès Masra part à l’étranger pour des soins médicaux après sa libération

Succès Masra va se soigner en France. Son déplacement, effectué discrètement après un hommage aux victimes des manifestations du 20 octobre 2022, doit le conduire successivement au Cameroun, en Côte d’Ivoire, où réside sa famille, puis en France.

Selon des proches cités par RFI, l’ancien chef du gouvernement a quitté le pays sans annoncer publiquement son départ. L’un de ses collaborateurs estime que les soins sont devenus nécessaires après une année de détention.  « Ce n’est pas un nouvel exil ! », a par ailleurs précisé un autre.

Le départ de Succès Masra intervient après sa libération à la faveur d’une grâce présidentielle accordée en août 2026. Le 20 octobre, avant de quitter le territoire, il avait pris part à un hommage aux victimes de la répression des manifestations organisées quatre ans plus tôt pour réclamer le retour à l’ordre constitutionnel.

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Le départ de Succès Masra organisé discrètement selon plusieurs médias tchadiens

D’après les sources contactées par RFI, Succès Masra a dû attendre le renouvellement de son passeport avant de pouvoir voyager. Il aurait également attendu la fin de la visite à Paris du président tchadien, Mahamat Idriss Déby. La discrétion entourant ce déplacement intervient dans un contexte politique particulier pour son parti, Les Transformateurs. Un observateur cité par RFI estime que la formation politique adopte désormais une attitude de « profil bas ».

En effet, si la grâce présidentielle a permis à Succès Masra de sortir de prison et d’obtenir une remise de peine, sa condamnation demeure, selon cet observateur. D’éventuels échanges avec le pouvoir pourraient ainsi se dérouler sans communication publique.

À sa sortie de prison, l’ancien opposant, devenu Premier ministre avant de se présenter à l’élection présidentielle, avait réaffirmé « sa disponibilité à travailler avec le chef de l’État ». La suite de son parcours politique reste toutefois à préciser.

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