Au Bénin, le gouvernement a publié mercredi 1er juillet 2026, au terme du Conseil des ministres, la liste des personnalités nommées pour siéger au sein du Sénat. Au titre des membres de droit, figurent les anciens présidents de la Cour constitutionnelle, mais pas tous. C’est le cas de Razaki Amouda Issifou, qui a occupé le poste entre octobre 2022 et juillet 2023. Explications !
Bénin : Razaki Amouda Issifou n’est pas membre du Sénat malgré son statut d’ancien président de la Cour constitutionnelle
Razaki Amouda Issifou ne siègera pas au sein de la première mandature du Sénat au Bénin. Contrairement à la liste des membres de droit qui circule depuis mercredi et qui présente le successeur de Joseph Djogbénou à la Cour constitutionnelle comme membre, ce dernier n’est pas éligible pour faire partie de la Chambre Haute du Parlement. Et pour cause, les prescriptions de l’article 113 aliéna 3 de la constitution béninoise promulguée le 17 décembre 2025 par l’ex-président Patrice Talon.
« Le Sénat est composé de membres de droit et de membres désignés, les anciens présidents de la Cour constitutionnelle élus et ayant exercé la moitié du mandat au moins », fixe précisément cette disposition de la loi N° 2025 – 20 du 17 décembre 2025. Or, Razaki Amouda Issifou n’a dirigé la Cour constitutionnelle que d’octobre 2022 à juillet 2023; moins d’un an donc. Par conséquent, l’ancien président de la Cour constitutionnelle n’est pas éligible au sein de cette mandature du Sénat au même titre que ces prédécesseurs Elisabeth Pognon, Robert Dossou et Théodore Holo.
Quel rôle du Sénat au Bénin ?
Adopté sous l’impulsion de l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc République — partis membres de la majorité parlementaire du mandat Louis Vlavonou — en novembre 2025, le Sénat a pour prérogative de réguler la vie politique pour la sauvegarde et le renforcement des acquis de l’unité nationale, du développement de la Nation, de la défense du territoire, de la sécurité publique, de la démocratie et de la paix. L’institution va également veiller aux mœurs politiques, au renforcement et à la continuité de l’Etat ainsi qu’à la stabilité politique. Haute chambre du Parlement, c’est aussi cette institution qui veillera au respect de la trêve politique.
Les membres de droit et les autres personnalités désignées, dont Paul Hounkpè, Alassane Seidou, Adidjatou Mathys, Ousmane Batoko ou Amadou Raïmi siègent pour un mandat de cinq ans renouvelable.
