L’ancien ministre de la Défense, Candide Azannaï, a comparu jeudi devant la chambre d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’issue de l’audition, son avocat, Aboubacar Baparapé a assuré « qu’il n’y aucun élément probant susceptible de l’impliquer dans la tentative de coup d’État » du 7 décembre 2025.
CRIET : la défense de Candide Azannaï se bat pour un non-lieu !
Interpellé le 12 décembre 2025 au siège de son parti à Cotonou, Candide Azannaï, président du parti Restaurer l’Espoir (RE) et opposant régime défunt de Patrice Talon a été entendu pour la première fois sur le fond de l’affaire dite tentative de coup d’état dans laquelle il est poursuivi.
À l’issue de cette audience à la CRIET, son avocat, Me Aboubacar Baparapé s’est montré « optimiste » pour son client. À l’en croire, Candide Azannaï a « répondu à toutes les questions de la plus belle des manières en sa présence« .
« Un dossier vide » selon Me Aboubacar Baparapé
Dans ses explications, l’avocat inscrit au barreau de Cotonou estime que le dossier est vide. « Puisqu’il n’y a aucun élément probant susceptible d’impliquer Candide Azannaï dans la tentative de coup d’État », a-t-il déclaré au micro de Bip radio. Plus loin, la défense de l’ancien ministre dit se battre pour obtenir un non-lieu. « Je me bats pour que ce soit un non-lieu et que ça n’aille même pas devant la juridiction », a poursuivi Me Aboubacar Baparapé.
Deux chefs d’accusations contre Candide Azannaï
De son côté, l’ancien député est retourné à la prison civile de Akpro-Missérété où il est détenu. Critique de la gouvernance de Patrice Talon, dont il fut ministre délégué à la défense, Candide Azannaï a été arrêté dans l’enquête sur la tentative de coup d’État. Il est poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « incitation à la rébellion ».
Récemment, sa famille a dénoncé dans un communiqué, les conditions de détention de l’ancien ministre. Pour rappel, il n’est pas la seule personnalité inquiétée dans ce dossier. L’ancien ministre Alassane Tigri et le député de la 9e législature, Sounon Boké Soumaila, sont aussi incarcérés.
