Togo : un an après les manifestations de 2025, des ONG alertent sur le sort des exilés

Mohamed Fousso
3 min
Faure Gnassingbé, Président du Conseil du Togo. @Médias locaux

Au Togo, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont exhorté le pouvoir Gnassingbé à prendre des mesures concrètes pour permettre le retour en toute sécurité des défenseurs des droits humains contraints à l’exil dans les manifestations de 2025.

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Togo : des organisations de défense des droits humains interpellent le pouvoir Gnassingbé

Des ONG dénoncent la persistance d’un climat de peur au Togo en ce qui concerne les droits humains. La FIDH et l’OMCT estiment que la répression des manifestations organisées contre la nouvelle Constitution, la cherté de la vie et l’emprisonnement de plusieurs acteurs de la société civile aurait entraîné plus d’une centaine d’arrestations, ainsi que des cas de torture, de mauvais traitements et plusieurs décès.

C’est ce que les deux organisations ont rendu publique dans une lettre ouverte dans laquelle elles dénoncent la persistance d’un climat de peur et d’intimidation dans le pays. Les ONG regrettent qu’aucune enquête n’ait permis, à ce jour, d’établir les responsabilités dans ces événements.

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Pour les deux organisations, les conséquences de cette crise se font encore sentir. Plusieurs militants et activistes auraient choisi de quitter le pays par crainte de poursuites ou de représailles. Chargée de programme au sein de la FIDH, Justine Lavarde estime que certains défenseurs continuent de subir des pressions même depuis l’étranger. Selon elle, de nombreux exilés affirment être confrontés à des menaces en ligne et à diverses formes de répression transnationale, rendant leur situation particulièrement précaire.

Parmi eux figure Rodrigue Ahego, coordinateur de Tournons La Page Togo, qui a quitté le pays à l’été 2025 après avoir reçu des alertes sur de possibles poursuites à son encontre.

Les ONG demandent des garanties

Si elles saluent certaines libérations intervenues ces derniers mois, la FIDH et l’OMCT estiment que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour restaurer la confiance. Elles appellent notamment les autorités togolaises à garantir la sécurité, les libertés fondamentales et la protection juridique des défenseurs des droits humains désireux de rentrer dans leur pays.

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Pour les deux organisations, de telles mesures contribueraient à favoriser un climat d’apaisement et de dialogue dans un contexte politique encore marqué par les tensions nées des réformes institutionnelles et des mouvements de contestation.

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