Au Nigeria, les autorités de l’État de Kano ont organisé, les 7 et 8 août 2026, une cérémonie collective de mariage réunissant 1 500 couples. L’initiative, financée par les pouvoirs publics, vise notamment à faciliter l’accès au mariage pour des personnes confrontées à des difficultés financières.
Nigeria : 1 500 couples unissent leurs destins lors d’un mariage collectif financé par l’État de Kano
1 500 mariages célébrés en deux jours dans le cadre d’un programme public à Kano. Baptisé « Auren Gata », le programme a réuni des bénéficiaires issus des 44 zones de gouvernement local de l’État. La cérémonie a été présidée par le gouverneur Abba Kabir Yusuf au palais de l’Émir, après la prière du vendredi.
Selon les autorités locales citées par The Guardian, plus de 1,5 milliard de nairas ont été consacrés à cette opération. Chaque mariée devait notamment bénéficier d’une dot de 200 000 nairas, d’un capital de départ destiné à une activité génératrice de revenus, ainsi que de mobilier et d’équipements pour le nouveau foyer.
Le dispositif cible en particulier les veufs, veuves, divorcés et célibataires qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour supporter les dépenses liées à un mariage traditionnel. Le gouverneur a présenté l’initiative comme la concrétisation d’un engagement pris lors de la campagne électorale de 2023.
Des examens médicaux avant la cérémonie
Avant leur sélection, les 3 000 candidats ont été soumis à des examens médicaux organisés avec les autorités sanitaires et le Hisbah Board. Les contrôles comprenaient notamment des tests de dépistage du VIH et de l’hépatite, ainsi que des examens portant sur la compatibilité génotypique.
Malgré l’encadrement islamique du programme, l’Etat de Kano a indiqué que des couples chrétiens pouvaient également y participer. Trois couples chrétiens avaient déjà bénéficié d’une précédente édition en 2023.
Le processus de sélection n’a toutefois pas échappé aux accusations de corruption. Un candidat a affirmé avoir été sollicité pour verser de l’argent afin d’obtenir une place parmi les bénéficiaires. Le Hisbah a assuré que la participation au programme était gratuite et reconnu l’existence de telles pratiques impliquant des personnes extérieures à son personnel officiel.
Inutile de rappeler que cette politique est menée à Kano depuis 2012. Et pour les autorités, ces mariages collectifs sont comme un moyen de réduire le coût des unions et de lutter contre un taux de divorce jugé préoccupant.
