Bénin : Achille Chaou, proche de Boni Ouorou condamné à 7 ans de prison en appel après une relaxe en première instance

Loan Tamin
2 min
Achille Chaou

Achille Chaou, homme d’affaires proche de Richard Boni Ouorou, a été condamné ce lundi 20 juillet 2026 à sept ans de prison ferme et à une amende de 600 millions de francs CFA par la chambre des appels de la CRIET. La cour a également ordonné la confiscation de plusieurs biens identifiés au cours de l’enquête patrimoniale.

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Bénin : Achille Chaou, proche de Boni Ouorou écope de 7 ans de prison pour escroquerie

De la relaxe à une lourde condamnation. C’est un verdict qui renverse complètement le jugement rendu en première instance le 22 décembre 2025, qui avait accordé au prévenu une relaxe au bénéfice du doute après plusieurs mois de détention préventive. La chambre des appels a réexaminé l’ensemble du dossier avant d’infirmer ce premier verdict et de déclarer Achille Chaou coupable d’escroquerie via internet.

Selon les informations rapportées par Libre Express, le condamné aurait été victime d’un malaise au moment du prononcé de la décision, nécessitant l’intervention des agents de l’Agence pénitentiaire du Bénin. Il dispose désormais d’un délai de trois jours pour former un pourvoi en cassation.

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Des accusations qu’il avait toujours contestées

Poursuivi pour escroquerie via internet et présumées fausses attestations, Achille Chaou avait contesté les faits tout au long de la procédure en première instance. Ses avocats, dont Me Pacôme Koundé, avaient soutenu que les éléments techniques produits ne permettaient pas d’identifier formellement leur client et réclamé sa relaxe, estimant les preuves insuffisantes.

Le parquet, lui, avait requis cinq ans d’emprisonnement et une amende d’un million de francs CFA, évoquant la découverte de documents présentés comme de faux contrats sur le matériel informatique du prévenu, ainsi que des renseignements le reliant à des activités de cybercriminalité. La chambre des appels a finalement prononcé une peine bien plus sévère que celle requise par le ministère public.

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