Le directeur général de la Police républicaine, l’inspecteur général de police de deuxième classe Brice Allowanou, a pris la parole publiquement ce lundi 27 juillet 2026 pour appeler les citoyens à dénoncer les cas de corruption et de rançonnement commis par des agents de police. Cinq numéros sont désormais mobilisables à cet effet.
Bénin : la Police républicaine appelle à dénoncer les cas de rançonnement sur les routes
Le patron de la police républicaine vent debout contre ses agents auteurs de rançonnement. Brice Allowanou, lors d’une conférence de presse ce lundi à Cotonou, a invité les usagers de la route à dénoncer les policiers qui s’illustreraient dans ces infractions. Et pour combattre efficacement le fléau, il a fait mention d’un dispositif de signalement mis en place.
Il s’agit notamment de la Police républicaine elle-même, joignable au 117; le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui peut être contacté au 166; et la Présidence de la République qui dispose quant à elle de trois lignes : le 155, le 01 52 33 33 33 et le 01 69 19 00 00. Photos, vidéos ou témoignages peuvent être transmis via ces canaux. Le directeur général a assuré que la confidentialité de chaque dénonciateur serait garantie.
« ..Je demande aux usagers de la route de ne plus céder. Exigez le PV !!! Exigez le reçu !!! Refusez de négocier !!! », a-t-il d’ailleurs lancé à l’endroit des usagers. Aux fonctionnaires de police, le patron des forces de l’ordre au Bénin, a rappelé leur serment de servir avec honneur et probité. Brice Allowanou les invite par conséquent à cesser toute sollicitation financière informelle sur la voie publique.
Des sanctions sévères annoncées
Les agents pris en flagrant délit s’exposent à une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation, sans exclure des poursuites pénales parallèles. Les responsables d’unités ne sont pas épargnés. Ainsi donc, tout commissaire ou commandant dont les services seraient épinglés à répétition devra répondre de la défaillance de son commandement. Selon le directeur général, plusieurs dossiers sont déjà en cours de traitement et des sanctions seraient annoncées prochainement.
Au Bénin, des réformes avaient déjà été engagées depuis 2016 sous Patrice Talon pour assainir les pratiques de rançonnement sur les axes routiers. A cet effet, des barrages fixes ont été supprimés, remplacés par des patrouilles corridor. Un projet par ailleurs intitulé Securoute a introduit des caméras-piétons portées par les agents et des radars déployés sur les corridors nationaux. Malgré ces efforts, des cas de rançonnement continuent d’être signalés.
Vivement que ces numéros mis à contribution, participent efficacement à lutter contre le fléau.
