Près de deux semaines après la mutinerie au Niger, le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP a limogé le chef d’état-major de l’armée. Le général de division Moussa Salaou Barmou est remplacé par le général de brigade Mamane Sani Kiaou.
Au Niger, Tiani remanie le commandement militaire après la mutinerie !
Changement à la tête de l’armée du Niger ! Par décret présidentiel signé le 11 septembre, le président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani a procédé à un remaniement à la tête de l’armée. Le Chef de l’Etat a signé quatre décrets pour redonner un nouveau souffle à l’armée.
Parmi ces décrets, celui procédant au changement à la tête de la hiérarchie militaire. En effet, le général de division Moussa Salaou Barmou, chef d’état-major des Forces armées nigériennes (FAN) depuis le coup d’Etat du 23 juillet 2023 est limogé de ses fonctions. Pour lui succéder, le général Tiani a jeté son dévolu sur Mamane Sani Kiaou, jusque-là patron de l’armée de terre (CEMAT). Trois autres officiers supérieures ont été promus.
Un remaniement après la mutinerie !
Le timing de ce remaniement peut-être tout sauf un hasard. Il y a deux semaines, une mutinerie a éclaté entre des forces armées nigériennes à la base aérienne 101 de Niamey. Le gouvernement a dénoncé une tentative de coup d’Etat, orchestré depuis l’étranger avec le soutien de soldats en « rupture avec le règlement militaire« . La France, le Tchad, la Côte d’Ivoire et Bénin ont été pointés du doigt.
Depuis l’avènement du coup d’Etat de juillet 2023 qui a renversé le régime de Mohamed Bazoum, l’armée peine à afficher son unité face à ce que le pouvoir militaire qualifie de tentative de neutralisation de la marche vers la souveraineté nationale.