Quatre mois après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), la Côte d’Ivoire a officiellement engagé le processus de liquidation de l’institution. La passation de charges entre le secrétaire général sortant de la CEI et le liquidateur s’est tenue le 7 septembre 2026 à Abidjan.
Côte d’Ivoire : la liquidation de la CEI officiellement lancée, l’après-CEI en suspens
La liquidation de la Commission Electorale Indépendante est officiellement lancée en Côte d’Ivoire. C’est une étape qui marque le début de la fermeture administrative et opérationnelle de l’institution électorale créée en 2001 et dissoute le 6 mai 2025. En effet, désigné liquidateur, Lassana Sylla est désormais chargé de conduire les opérations nécessaires à la clôture des activités de la CEI.
Son travail devra notamment porter sur l’inventaire des biens et des actifs de l’institution, mais également sur ses différentes structures locales implantées à travers le pays.
Le volet financier constitue également une étape importante du processus. Il s’agira notamment d’établir la situation des créances et des dettes éventuelles et de procéder à leur apurement.
La situation du personnel de la CEI devra, elle aussi, être examinée dans le cadre de cette liquidation.
Quel organe pour remplacer la CEI ?
Si la disparition de la CEI est désormais engagée sur le plan administratif, une question demeure sans réponse : quelle structure sera chargée d’organiser les prochaines élections en Côte d’Ivoire ?
Depuis l’annonce de la dissolution de la Commission électorale, aucun nouvel organe chargé de lui succéder n’a encore été officiellement installé par le gouvernement.
Une première étape de concertation a toutefois été franchie fin juin avec une réunion de dialogue entre le gouvernement, les formations politiques et des représentants de la société civile.
L’opposition veut peser sur la future réforme électorale. La mise en place du futur mécanisme électoral constitue désormais l’un des principaux enjeux de la réforme.
La question de l’indépendance et de l’intégrité de la future structure préoccupe particulièrement les formations politiques d’opposition. Ces dernières multiplient les réunions de travail afin de rapprocher leurs positions et de formuler des propositions communes sur les modalités de gestion des prochaines élections.
Alors que la liquidation de la CEI est désormais enclenchée, les discussions politiques devront donc déterminer les contours, les prérogatives et le degré d’indépendance de l’organe appelé à lui succéder.
Pour l’heure, le processus de liquidation avance tandis que l’avenir de l’architecture électorale ivoirienne reste encore à préciser.