Akinade Raheem, un ressortissant nigérian de 43 ans, a été extradé du Bénin vers les États-Unis pour répondre d’accusations liées à une vaste fraude fiscale présumée. Il a comparu le 26 octobre 2026 devant un tribunal fédéral d’Atlanta et reste en détention dans l’attente de la suite de la procédure.
Fraude fiscale aux États-Unis : arrêté au Bénin, Akinade Raheem comparaît devant un tribunal fédéral
L’affaire a été rendue publique le 27 octobre par le ministère américain de la Justice. D’après les précisions fournies, les faits présumés se seraient déroulés entre 2018 et 2023. Akinade Raheem aurait participé, avec un complice présumé, Abayomi Quadri Eletu, à la soumission de plus de 300 fausses déclarations de revenus auprès de l’administration fiscale américaine (IRS). Les demandes auraient porté sur plus de 100 millions de dollars de remboursements indus.
Selon l’accusation, les suspects auraient utilisé les données personnelles de comptables et de contribuables, notamment leurs noms, adresses et numéros de sécurité sociale, pour ouvrir des comptes en ligne auprès de l’IRS. Les remboursements auraient ensuite été transférés sur des cartes prépayées envoyées à des adresses contrôlées par le groupe.
Une partie des fonds aurait également été blanchie au moyen de mandats postaux fractionnés en montants inférieurs aux seuils de déclaration. Le procureur fédéral Theodore S. Hertzberg a qualifié l’ampleur de la fraude présumée de « stupéfiante ».
Une arrestation au Bénin en avril 2026
Les enquêteurs fédéraux auraient tenté d’arrêter Raheem à son domicile en avril 2026, sans succès. Ils auraient ensuite découvert qu’il avait réservé un vol à destination du Bénin. Le 15 avril, il a été interpellé à son arrivée sur le territoire béninois, sur la base d’une notice rouge d’Interpol.
Son extradition vers les États-Unis constitue, selon le ministère américain de la Justice, la deuxième extradition effectuée par le Bénin vers ce pays.
En février 2026, Akinade Raheem avait été inculpé de complot de fraude électronique et postale, de complot de blanchiment d’argent, de quatorze chefs de fraude liée à des dispositifs d’accès et de quatorze chefs d’usurpation aggravée d’identité.
Ces accusations restent à établir devant la justice. Car en matière judiciaire, le prévenu demeure présumé innocent jusqu’à ce qu’une décision judiciaire établisse sa culpabilité.
