Burkina Faso : l’Union générale des étudiants suspendue pour apologie du terrorisme

Marturin ATCHA
2 min
Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso

Au Burkina Faso, le gouvernement a suspendu pour trois mois, l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB). L’organisation estudiantine est accusée d’apologie du terrorisme.

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Apologie du terrorisme au Burkina Faso : trois mois de suspension de l’Union générale des étudiants

Le ministre burkinabè de l’administration territoriale, Emile Zerbo a prononcé la suspension de l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB) pour une durée de trois mois renouvelable. Selon l’arrêté ministériel, l’organisation estudiantine est sanctionnée pour apologie du terrorisme.

Dans un message publié à l’occasion de la commémoration du 36e anniversaire de l’assassinat de l’étudiant Dabo Boukary, l’UGEB a critiqué l’incapacité de régime militaire à rayer l’insécurité quatre ans après son arrivée au pouvoir.

À en croire l’UGEB, malgré la réception de lots de matériels militaires pompeusement médiatisés, la persistance de la guerre civile réactionnaire est patente, avec une recrudescence des attaques terroristes aussi bien de par leur ampleur que leur intensité.

« Cela révèle au grand jour, l’incapacité manifeste du MPSR II à rétablir la sécurité, près de quatre ans après sa prise du pouvoir, et contraste avec les premières déclarations de son chef, qui avait promis de mettre fin à la guerre en trois mois« , a dénoncé l’organisation.

Le parquet ouvre une enquête

Cette sortie n’a pas plu aux autorités burkinabè. À la suite de la sanction, le Procureur du Faso a ouvert une enquête sur des déclarations qui selon lui, sont constitutives d’infractions à la loi pénale, notamment l’apologie du terrorisme et l’entreprise de démoralisation des Forces de défense et de sécurité. Les auteurs ce message sont recherchés par les juridictions compétentes.

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Au Burkina Faso, l’apologie publique d’actes de terrorisme est punie d’une peine d’emprisonnement d’un an à dix ans et d’une amende d’un million (1 000 000) à dix millions (10 000 000) de francs CFA. Dans ce pays sahélien, des personnalités, journalistes et acteurs politiques ont été envoyés au front pour contribuer à l’effort de guerre.

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Rédacteur en Chef à Africaho - Journaliste polyvalent - analyste politique. Spécialiste du référencement SEO/GEO.
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