Le Parlement algérien a approuvé l’envoi de troupes au Niger. Ce déploiement vise notamment la protection d’intérêts énergétiques et marque un tournant dans la stratégie d’Alger. C’est une grande première pour l’armée algérienne depuis plus de 50 ans.
Niger : le Parlement algérien donne son feu vert à un déploiement militaire inédit
L’Algérie s’apprête à franchir une étape majeure de son histoire militaire. Les deux chambres du Parlement ont approuvé l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire au Niger. L’Assemblée populaire nationale a annoncé un vote à l’unanimité. Le Sénat avait également donné son accord à l’unanimité. Cette décision ouvre la voie au premier déploiement officiel de troupes algériennes à l’étranger depuis la guerre israélo-arabe de 1973.
Selon les autorités algériennes, ce déploiement vise à protéger des intérêts énergétiques. D’après plusieurs médias locaux, les militaires pourraient être affectés à la sécurisation d’installations pétrolières. Les investissements de Sonatrach dans le nord du Niger figureraient également parmi les sites concernés.
Un rapprochement progressif avec Niamey
Cette décision s’inscrit dans un contexte de coopération renforcée entre Alger et Niamey. Depuis plusieurs mois, l’Algérie multiplie les initiatives en faveur du Niger. Les autorités algériennes ont notamment fourni quatre hélicoptères militaires. Des avions de combat ont aussi été déployés après une tentative de mutinerie enregistrée en août.
Au début du mois d’octobre, le président Abdelmadjid Tebboune avait affiché sa détermination sur ce dossier. Le chef de l’État algérien avait assuré que son pays défendrait le Niger face aux menaces pesant sur sa stabilité. Il avait également insisté sur l’importance des intérêts économiques algériens. Quelques jours plus tard, le ministre nigérien de la Défense, Salifou Modi, s’est rendu à Alger pour des échanges avec les autorités algériennes.
Le Niger reste confronté à plusieurs défis sécuritaires. Les groupes armés actifs dans la région continuent de représenter une menace importante. Dans ce contexte, un appui militaire extérieur pourrait renforcer les capacités de sécurisation du pays.
