RDC : Félix Tshisekedi attaque Joseph Kabila et appelle sa majorité à faire bloc

Mohamed Fousso
3 min
Félix Tshisekedi, Président de la RDC.

Félix Tshisekedi a appelé sa majorité parlementaire à faire bloc face aux défis sécuritaires et politiques auxquels la RDC est confrontée. Réuni avec ses soutiens samedi 24 octobre 2026 à Kinshasa, le chef de l’État a vivement critiqué son prédécesseur Joseph Kabila, désormais à la tête du Front pour la refondation de la nation, issu de l’AFC-M23.

Ad image

RDC : Félix Tshisekedi mobilise sa majorité après le ralliement de Joseph Kabila au mouvement rebelle

Félix Tshisekedi mobilise ses troupes sur fond de tensions sécuritaires et politiques en RDC. C’est la première sortie politique officielle du président congolais depuis l’annonce de la prise de responsabilité de Joseph Kabila au sein de ce mouvement politico-militaire. Le président accuse l’ancien chef de l’État, qui a dirigé le pays pendant dix-huit ans, de retourner les armes contre la nation qu’il a gouvernée.

Selon Félix Tshisekedi, les services de renseignement avaient lancé des alertes depuis plus de deux ans. Il estime que la position de son prédécesseur démontre que celui-ci n’a « jamais aimé » le Congo. Il a également accusé Kigali de chercher, avec Joseph Kabila, à donner une apparence congolaise à l’agression contre le pays. L’ancien président a été qualifié de « peureux » par son successeur. Malgré ces accusations, Félix Tshisekedi s’est voulu rassurant, affirmant que la situation était sous contrôle.

Lire aussi :  Kenya : un immeuble de quinze étages s’effondre, sept personnes portées disparues

Devant sa majorité, le chef de l’État a également appelé ses soutiens à préserver leur unité. Cette demande intervient alors qu’une motion de défiance vise le ministre de l’Agriculture, accusé de mauvaise gestion.

Félix Tshisekedi a par ailleurs demandé des efforts financiers afin de contribuer au financement de la guerre dans l’est du pays et à la réalisation des projets inscrits dans son quinquennat.

Sur le plan politique, il a annoncé la désignation, dès la semaine suivante, des responsables chargés d’animer le dialogue national. Le dispositif devrait comprendre des coordinations provinciales et deux cofacilitateurs de l’Union africaine.

Interrogé sur son avenir politique après 2028, le président a réitéré sa position selon laquelle il ne sollicite pas nécessairement un nouveau mandat, mais pourrait l’accepter « si le peuple le veut ». Il affirme vouloir avant tout « mettre le pays sur les rails, d’installer une paix véritable et durable ».

Tags :
Partager cet articles
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *