Kenya : un immeuble de quinze étages s’effondre, sept personnes portées disparues

Mohamed Fousso
3 min
Un immeuble d’une quinzaine d’étages effondré dans le quartier d’Eastleigh, à Nairobi. @Médias locaux

Les secours kényans poursuivaient vendredi les opérations de recherche dans les décombres d’un immeuble d’une quinzaine d’étages effondré dans le quartier d’Eastleigh, à Nairobi. Sept personnes sont portées disparues et les sauveteurs ont pu entrer en contact avec certaines d’entre elles, selon le ministère de l’Intérieur.

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Kenya : effondrement d’un immeuble de plus de 15 étages en construction à Nairobi

Effondrement d’un immeuble de quinze étages à Nairobi. Onze commerces situés au rez-de-chaussée et au sous-sol étaient occupés au moment du drame, a indiqué le ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, sur le réseau social X.

« Sept personnes ont été signalées disparues », a-t-il précisé, ajoutant que les équipes de secours poursuivaient leurs efforts pour les dégager. Le commandant de la police de Nairobi, Issa Mohamud, a également indiqué qu’une voix de femme avait été entendue sous les décombres, suscitant l’espoir de retrouver des survivants.

Des témoins affirment que des signes de fragilité étaient apparus avant l’effondrement. Un commerçant voisin a notamment déclaré avoir observé des fissures se former progressivement dans les murs pendant plusieurs minutes, avant que le bâtiment ne s’écroule dans un nuage de poussière. Des ouvriers effectuaient encore des travaux de finition au moment de l’accident, selon Bibiye Mahmoud, présidente de l’Institution d’ingénierie et de technologie du Kenya.

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Les opérations de sauvetage s’annonçaient délicates en raison de la présence d’autres immeubles élevés autour du site. Les causes exactes de l’effondrement n’étaient pas encore établies.

La sécurité des bâtiments de nouveau en question

Ce drame relance les interrogations sur la conformité des constructions aux normes de sécurité au Kenya, notamment dans la capitale, marquée par une urbanisation rapide. John Ogallo, vice-président de l’Institution des ingénieurs du Kenya, a indiqué que des fissures avaient été signalées sur le bâtiment avant son effondrement. Il a également alerté sur les risques liés à l’utilisation de matériaux inadaptés.

Un rapport de l’Institut kényan pour la recherche et l’analyse des politiques publiques a recensé 86 effondrements de bâtiments entre 2009 et 2019, ayant fait environ 200 morts. De son côté, un audit de près de 15 000 bâtiments réalisé par l’Inspection nationale du bâtiment a révélé que 4,8 % présentaient un danger extrême, tandis que 72,3 % étaient jugés non sûrs.

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La croissance du secteur immobilier accentue les défis en matière de contrôle et de conformité. Selon le bureau national des statistiques, le nombre de bâtiments achevés chaque année à Nairobi est passé de 20 025 en 2022 à 25 090 en 2025.

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