L’Alliance Politique Africaine (APA) a annoncé pour le 3 juillet 2026 à Lomé, une session extraordinaire pour échanger sur l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les pays africains. Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères en donne les détails.
Togo : la crise au Moyen-Orient au cœur des préoccupations de l’Alliance Politique Africaine
L’Alliance Politique Africaine ouvre vendredi 3 juillet prochain à Lomé, le dialogue sur l’impact de la crise au Moyen-Orient sur les pays d’Afrique. L’instance créée le 3 mai 2023 sous le leadership de Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo, face aux conséquences multiples de la guerre depuis 28 février 2026, entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël veut discuter à la fois avec les pays d’Afrique et ceux du Golfe.
Face à la lourdeur institutionnelle de l’Union Africaine, la CEDEAO et les autres instances que compte l’Afrique, l’APA aborde ainsi, les questions de diplomatie, la sécurité, la santé, l’éducation, etc. Le chef de la diplomatie togolaise sur l’émission «Moment de vérité» diffusée le 18 juin dernier sur Afo Média a d’ailleurs relevé que cette initiative ne substituait aux prérogatives de l’Union africaine et de la CEDEAO. “L’APA est dans un rôle de contribution aux préoccupations africaines, les mécanismes de l’Union africaine ne le permettent pas. L’UA est très bureaucratique et c’est très complexe à l’interne, alors que l’APA est informelle”, a fait savoir Robert Dussey.
Il faut un dialogue entre les pays africains et les pays du Golfe pour comprendre ce qui se passe et voir comment y travailler ensemble.
Robert Dussey
“Ce n’est pas normal qu’avec tout ce qui passe dans les pays du Golfe, l’Afrique qui vit d’une manière ou d’une autre, les conséquences de cette crise ne puissent pas ne pas se prononcer et s’organiser”, a ensuite déploré le ministre togolais des Affaires étrangères qui cite par conséquent l’absence d’une industrialisation poussée en Afrique. Robert Dussey en exemple le pétrole qui est produit dans de nombreux pays africains, mais qui est raffiné en Occident. Ce qui fait le prix du baril de pétrole, une fois ramené coûte beaucoup plus cher dans les stations. Ce sont là, autant de questions que l’Alliance Politique Africaine compte aborder le 3 juillet au Palais des Congrès.
Une trentaine de pays africains invités à la réunion de l’APA à Lomé
En dehors de l’Angola, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée Conakry, la Libye, le Mali, la Namibie, la République Centrafricaine, la Tanzanie, et le Togo qui dont les dix Etats membres fondateurs de l’APA, la réunion de Lomé va également connaitre la participation d’autres représentations. Selon Robert Dussey, une trentaine de pays y sont attendus. “En raison de l’actualité et de l’aspect extraordinaire de cette rencontre, une trentaine de pays africains y sont également conviés. S’y ajoutent, les représentants des pays du Golfe”, informe-t-il. La réunion sera sanctionnée par des recommandations consignées dans une déclaration qui sera sans doute observée entre les pays d’Afrique et ceux du Golfe.
Créée le 3 mai 2026, l’Alliance Politique Africaine est une plateforme informelle de concertation, de dialogue politique, de coopération multidimensionnelle et d’action collective. L’APA vient en réponse à un besoin géopolitique pour l’Afrique de revoir qualitativement et significativement sa relation avec le reste du monde, lit Africaho sur le site officiel de l’Alliance.
