En Afrique du Sud, Kemi Seba s’appuie sur son statut nigérien pour éviter toute extradition au Bénin

Paul Danongbe
3 min
Kemi Seba

Détenu en Afrique du Sud depuis avril 2026, Kémi Séba reste confronté à une procédure d’extradition engagée par le Bénin. À l’issue d’une nouvelle audience qui a connu un nouveau report mercredi 23 septembre, sa défense cherche désormais à faire valoir son statut lié au Niger, où l’activiste dispose d’un passeport diplomatique.

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Afrique du Sud : Kémi Séba mise sur son passeport nigérien dans la bataille contre son extradition vers le Bénin

Le dossier judiciaire de Kémi Séba s’enlise en Afrique du Sud. Attendu ce mercredi 23 septembre 2026 devant le tribunal de Pretoria, l’activiste panafricaniste n’a pas vu la procédure d’extradition vers le Bénin aboutir à une décision. L’examen de la demande a été renvoyé au 20 novembre prochain.

Une autre audience est prévue le 6 octobre, cette fois sur le volet lié à sa situation migratoire en Afrique du Sud. Kémi Séba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, est détenu dans le pays depuis son arrestation le 13 avril 2026.

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Dans cette bataille judiciaire, la défense de Kémi Séba entend notamment s’appuyer sur ses liens officiels avec le Niger. L’activiste, qui a été présenté comme conseiller spécial du chef de la junte nigérienne, dispose d’un passeport diplomatique nigérien délivré en 2024.

Ses avocats cherchent ainsi à faire reconnaître ce statut par les autorités sud-africaines et à examiner les conséquences juridiques qu’il pourrait avoir sur sa détention et sur la procédure en cours.

C’est une ligne adoptée par sa défense qui conteste notamment la demande d’extradition vers le Bénin et qui entend également faire valoir des arguments relatifs aux droits humains et au droit à un procès équitable.

Cotonou maintient sa demande d’extradition de Kemi Seba

De son côté, le Bénin demande le retour de Kémi Séba afin qu’il réponde devant la justice des faits qui lui sont reprochés. Les qualifications évoquées dans la procédure comprennent notamment l’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et l’incitation à la rébellion. Ces accusations constituent, à ce stade, des poursuites et non une déclaration de culpabilité.

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La procédure sud-africaine doit encore franchir plusieurs étapes avant qu’une éventuelle extradition puisse être exécutée. Pour l’heure, aucune décision définitive n’a été rendue sur la demande de Cotonou.

Le prochain rendez-vous majeur est donc fixé au 20 novembre 2026, tandis que l’audience du 6 octobre permettra de traiter séparément le volet migratoire du dossier.

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