Candidate sur la liste nationale de l’Union pour le Mouvement Populaire (UMP), alliée au GMD, Saran Traoré se positionne comme l’un des visages de l’offensive politique féminine engagée par sa coalition en vue des élections législatives du 31 mai 2026 en Guinée. Femme des médias, présidente d’association, député du parlement de la CEDEAO, etc. Retour sur le parcours enrichissant d’une candidate capable d’accompagner durablement l’action gouvernementale.
Guinée : Saran Traoré en lice pour les législatives sous les couleurs de l’UMP-GMD
Saran Traoré veut continuer à porter la voix des femmes à l’Assemblée nationale de Guinée. Connue du paysage médiatique guinéen, elle s’est illustrée au fil des années dans plusieurs organes de presse nationaux, notamment au quotidien Horoya, à L’Indépendant, etc. Elle a également exercé dans le secteur privé, notamment au sein de l’opérateur de téléphonie MTN Areeba, rapportent nos confrères de Guinéenews où elle a aussi travaillé. C’est ce qui lui a d’ailleurs permis de développer une expertise en communication institutionnelle et stratégique.
Parallèlement à sa carrière professionnelle, elle s’est imposée comme une voix engagée dans la promotion du leadership féminin et de l’autonomisation des femmes. Depuis 2015, elle dirige l’organisation Rojalnu ODD, structure active dans les questions de développement et d’inclusion sociale. Son ambition politique s’inscrit dans la continuité de son engagement institutionnel.
Candidate sous les couleurs de l’UMP-GMD, elle plaide pour la constitution d’une majorité parlementaire forte, disciplinée et cohérente, capable selon elle de soutenir les réformes et d’assurer la stabilité institutionnelle du pays. « Il ne s’agit plus simplement d’élire. Il s’agit de bâtir une majorité historique, de donner une direction claire au pays et de passer de la transition à l’action durable », a-t-elle confié à Guinéenews.
Les priorités au cœur du projet politique de Saran Traoré
En campagne pour le scrutin fixé pour le 31 mai, Saran Traoré met en avant plusieurs priorités dans son projet politique pour l’Assemblée nationale de Guinée. Il s’agit notamment de renforcer la stabilité politique, améliorer l’efficacité du travail législatif, assurer un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale, consolider la majorité présidentielle et produire des résultats concrets pour les citoyens.
À quelques semaines du scrutin, la candidate insiste sur la portée décisive du vote du 31 mai, qu’elle présente comme une étape déterminante pour la recomposition politique post-transition en Guinée.
L’élue parlementaire semble bien être la preuve d’une ascension politique amorcée au CNT. Faut-il le rappeler, son entrée dans les sphères institutionnelles remonte à janvier 2022, lorsqu’elle a été nommée membre du Conseil national de la transition (CNT) en qualité de représentante des organisations de femmes, lors de la mise en place de l’organe législatif transitoire en Guinée. Et c’est d’ailleurs cette désignation qui marque sa première accession à une fonction parlementaire nationale connue publiquement.
Saran Traoré siège depuis 2024 au Parlement de la CEDEAO où elle représente la Guinée dans les débats d’intérêt commun pour les États membres de l’organisation sous-régionale ouest africaine. Une expérience qui renforce sans doute aujourd’hui son profil dans la course aux législatives du 31 mai dans le pays dirigé par Mamady Doumbouya.
