Au Nigeria, le Parlement de la CEDEAO a ouvert, ce lundi 4 mai 2026 à Abuja, sa première session ordinaire de l’année, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et politiques persistants. À cette occasion, Memounatou Ibrahima, présidente de l’institution, a lancé un appel fort à la responsabilité collective et à l’engagement des députés pour des réponses à la hauteur des attentes des populations ouest-africaines.
Parlement de la CEDEAO : Memounatou Ibrahima appelle à des décisions audacieuses face aux défis régionaux
Démocratie, sécurité, économie, diplomatie, etc. Ce sont là, les grands chantiers du Parlement de la CEDEAO pour le compte de l’année 2026. C’est en effet, l’essentiel à retenir du discours tenu ce lundi 4 mai 2026 par la présidente de l’organe sous-régionale ouest africaine. Dès l’entame de son discours face à ses collègues des autres pays, Memounatou Ibrahima a insisté sur le rôle central de la démocratie dans la consolidation de la communauté sous-régionale. « Les évolutions au sein de la région viennent conforter l’idée que la démocratie reste le fondement inébranlable de notre Communauté », a-t-elle affirmé.
Sécurité, économie et gouvernance au cœur des préoccupations
Dans un environnement international instable, marqué par des tensions géopolitiques et leurs répercussions économiques, la présidente du Parlement n’a pas éludé les menaces qui pèsent sur la région. Terrorisme, criminalité transfrontalière, piraterie maritime et effets du changement climatique continuent de fragiliser les États membres.
Elle a notamment condamné avec fermeté les attaques terroristes survenues récemment au Mali, un peu comme pour réaffirmer la solidarité de la CEDEAO avec le peuple malien. Par ailleurs, elle a appelé au rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau. Ce qui relève ainsi la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle dans l’espace communautaire.
Sur le plan économique, Memounatou Ibrahima a évoqué les pressions inflationnistes liées aux crises internationales, notamment sur les denrées alimentaires et les intrants agricoles, qui affectent durement les économies de la région. « Le Parlement de la CEDEAO doit se faire l’écho de cet impératif », a martelé la présidente.
Selon le compte rendu consulté par Africaho, plusieurs dossiers d’intérêt commun pour les États membres seront examinés au cours des travaux, notamment les projets d’actes communautaires, le rapport de la Commission de la CEDEAO présenté par Omar Alieu Touray, ainsi que des questions liées à l’intelligence artificielle, à la fiscalité régionale et à l’autonomisation des femmes.
