Le Tchad supprime les visas pour tous les Africains dès janvier 2027

Mohamed Fousso
3 min
Mahamat Idriss Déby Itno, Président du Tchad.

Au Tchad, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé mercredi la suppression des visas d’entrée pour tous les ressortissants africains, à compter du 1er janvier 2027. Une décision qui fait du Tchad le huitième pays du continent à franchir ce pas.

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Tchad : 8e pays du continent à ouvrir ses frontières

Les frontières tchadiennes désormais ouvertes à tout africian sans visas dès janvier 2027. L’annonce a été faite à l’ouverture du Forum africain de l’eau organisé à N’Djamena avec la Banque mondiale. « Le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas d’entrée pour tous les Africains, dès le 1er janvier 2027 », a déclaré le chef de l’État cité par nos confrères de Tchadinfos.

Mahamat Idriss Déby a présenté cette décision comme un engagement en faveur de l’intégration africaine et de la libre circulation des biens et des personnes, insistant sur la vocation de son pays à jouer le rôle de « carrefour » entre l’Afrique de l’Ouest, l’Est, le Nord et le Centre du continent. Le Tchad rejoint un groupe très fermé de pays ayant précédemment pris cette décision d’ouvrir ses frontières aux citoyens africains.

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Avant lui, seuls le Rwanda, le Bénin, la Gambie, les Seychelles, le Ghana, le Kenya et la République du Congo avaient adopté ou annoncé une politique similaire. La majorité des États africains continue d’imposer des visas ou de limiter les exemptions à certaines communautés régionales. La présente initiative s’inscrit également dans les objectifs de l’Union africaine pour faciliter la mobilité sur le continent, notamment à travers l’Agenda 2063 et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’annonce sur les visas n’était pas la seule du jour. Lors de son allocution au Forum africain de l’eau, Mahamat Idriss Déby a également appelé les partenaires internationaux à accélérer les financements en faveur du secteur hydraulique et a réaffirmé l’ambition de son pays d’investir massivement dans les infrastructures d’eau, à travers un Pacte national pour l’eau estimé à 3,8 milliards de dollars sur cinq ans.

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