Industrialisation en Afrique : à Addis-Abeba, Romuald Wadagni partage la méthode béninoise

Africaho
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Romuald Wadagni, Président su Bénin

À Addis-Abeba, Romuald Wadagni a ouvert lundi 13 juillet, les travaux de la retraite stratégique d’Afreximbank, sur les freins qui ralentissent l’industrialisation du continent. Devant des responsables gouvernementaux, des financiers et des investisseurs africains, le chef de l’État béninois a plaidé pour une approche fondée sur une gouvernance efficace, des modèles économiques viables et une vision politique de long terme.

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Romuald Wadagni vend l’industrialisation du Bénin en Ethiopie

Romuald Wadagni expose à Addis-Abeba, la pilule du Bénin pour contourner les échecs industriels en Afrique. Lundi, le Chef de l’État béninois a présenté l’expérience du Bénin, notamment à travers la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), comme illustration d’une stratégie axée sur la transformation locale.

Le thème du panel inaugural résumait à lui seul les enjeux de la rencontre : « Pourquoi les gouvernements échouent toujours à s’industrialiser ». Dans son intervention, Romuald Wadagni a estimé que les difficultés rencontrées par de nombreux pays africains tiennent avant tout à des obstacles structurels qui compromettent la mise en œuvre des politiques industrielles.

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Selon lui, la première faiblesse réside dans la gouvernance. Le président béninois a insisté sur la nécessité d’une coordination forte entre les différentes administrations afin d’éviter les blocages institutionnels qui ralentissent les projets industriels. Il a également évoqué les difficultés liées au financement, soulignant que plusieurs initiatives reposent sur des modèles économiques insuffisamment solides ou dépendants de ressources extérieures.

Le chef de l’État a enfin attiré l’attention sur les contraintes politiques qui accompagnent les réformes industrielles. À ses yeux, les projets de transformation économique exigent une stabilité et une continuité qui dépassent souvent les cycles électoraux.

La GDIZ présentée comme une illustration de la stratégie béninoise

Pour illustrer son propos, Romuald Wadagni s’est appuyé sur l’expérience du Bénin, en particulier celle de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), développée en partenariat avec ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP).

Le président a expliqué que cette approche vise à renforcer la transformation locale des matières premières afin d’accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire national, tout en favorisant la création d’emplois industriels et l’attractivité du pays pour les investisseurs.

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Il a indiqué que ce modèle repose notamment sur un pilotage institutionnel dédié, un recours accru aux investissements privés et un cadre réglementaire destiné à offrir davantage de visibilité aux opérateurs économiques.

Au cours de cette rencontre, le fondateur et directeur général d’ARISE IIP, Gagan Gupta, est également intervenu pour présenter les conditions de développement des zones économiques spéciales et leur rôle dans l’accélération de l’industrialisation du continent.

Les échanges d’Addis-Abeba s’inscrivent dans la préparation du futur Plan stratégique VII d’Afreximbank. Les discussions portent notamment sur le développement des zones économiques spéciales, la transformation locale des ressources africaines, les infrastructures logistiques et la numérisation des échanges commerciaux.

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