En Afrique du Sud, le comité interministériel chargé des migrations a annoncé dimanche 12 juillet 2026 que plus de 53 000 personnes ont quitté le pays dans les violences xénophobes., volontairement ou de force, principalement des ressortissants malawites.
Afrique du Sud: plus de 53 000 étrangers rapatriés ou expulsés en quelques semaines
De nouveaux chiffres sur les étrangers expulsés dans les violences xénophobes en Afrique du Sud. C’est qu’il faut retenir des ministres en charge de la question migratoire qui ont détaillé dimanche l’ampleur des opérations. Selon l’information rapportée par RFI, la ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, a précisé qu’un centre temporaire de traitement des rapatriements a été mis en place à Musina dès le 1er juillet 2026.
« Plus de 20 000 ressortissants étrangers ont été rapatriés en passant par ce centre », a-t-elle indiqué. Le Congo-Brazzaville vient d’ailleurs de rejoindre la liste des pays ayant affrété des vols de rapatriement, avec plus de 150 ressortissants évacués début juillet.
Des groupes anti-migrants toujours actifs selon le pouvoir Ramaphosa
Si les tensions ont légèrement baissé depuis les manifestations du 30 juin, des groupes anti-migrants continuent d’agir, de façon plus sporadique. Depuis cette date, une vingtaine de marches ont été recensées à travers le pays. Sur le terrain, des militants signalent des opérations de porte à porte visant les logements de personnes étrangères.
Jurol Loemba, activiste et membre du Comité d’évacuation des Congolais, tire la sonnette d’alarme. « Sur le terrain, on constate qu’il y a certains groupes qui persistent à mener des actions dans les maisons des étrangers. Nous enregistrons toujours des cas de personnes qui sont victimes d’attaques lors de ces marches », a-t-il confié, précisant qu’au moment de son témoignage, des ressortissants congolais étaient encore en cours d’enregistrement pour être évacués.
Les autorités ont averti les Sud-Africains que de telles actions de justice populaire auraient des répercussions. Mais la police est pour l’instant peu intervenue pour y mettre fin.
