Il avait tant rêvé de ce trophée. Dimanche 5 juillet, au MetLife Stadium d’East Rutherford, New York, Neymar a disputé son dernier match sous le maillot de la Seleçao. Le Brésil s’est incliné 2-1 face à la Norvège en huitièmes de finale du Mondial 2026. Assis sur la pelouse, en larmes, entouré de ses coéquipiers venus le réconforter, l’attaquant de 34 ans a vécu l’un des moments les plus douloureux de sa carrière.
« Ça a commencé ici, ça s’achève ici », Neymar après l’élimination du Brésil par la Norvège
L’ironie de l’histoire est cruelle. C’est dans cette même enceinte new-yorkaise que Neymar avait entamé sa carrière internationale il y a seize ans, lors d’un match amical face aux États-Unis, avec un premier but à la clé. C’est là également que son rêve de Coupe du monde s’est définitivement évanoui. « J’ai essayé, j’ai essayé. Maintenant, c’est fini. Ça a commencé ici, ça s’achève ici », a-t-il confié au site Globo Esporte, dans des mots simples qui en disent long sur l’étendue de la déception.
Quatre participations, aucun trophée. Demi-finaliste en 2014 sur sa propre terre, mais blessé et absent des matches décisifs, quart de finaliste en 2018 et 2022 : la Coupe du monde aura été le grand absent d’une carrière pourtant chargée de titres et de records.
Une entrée tardive, un penalty, un record
Rappelé en sélection par Carlo Ancelotti malgré une blessure au mollet droit, Neymar n’avait fait que de brèves apparitions dans ce Mondial, n’entrant en jeu qu’à deux reprises. Dimanche, il est sorti du banc à la 67e minute, accueilli par l’émotion du public et les smartphones levés pour immortaliser l’instant. Mais ses premiers gestes qui sont entre autres, un dribble raté, une mauvaise passe, un carton jaune dans la frustration, ont traduit le poids du moment plus que celui du talent.
Il n’allait pourtant pas partir sans un dernier éclat. Dans les toutes dernières secondes du temps additionnel, le Brésil a obtenu un penalty. Neymar n’a pas hésité une seconde. Un plat du pied à contre-pied, et son 80e but en sélection, record personnel amélioré. Un but vain, transformé en adieu sous les larmes, dans une compétition qui ne lui aura jamais offert ce qu’il cherchait le plus.
