Depuis ce week-end, le pont de Djonou, à la lisière de Houédonou entre Abomey-Calavi et Cotonou, a retrouvé son visage habituel. Piétons, motocyclistes et automobilistes y circulent de nouveau librement, sans se soumettre au diktat des eaux.
Abomey-Calavi : le pont de Djonou à nouveau praticable
C’est un soulagement immense pour des milliers d’usagers qui avaient vécu ces derniers jours un véritable enfer sur le pont de Djonou. Le cauchemar aura duré le temps d’une semaine. Depuis mardi dernier, les fortes pluies qui se sont abattues sur le Grand Nokoué avaient transformé ce passage stratégique en zone de cauchemar.
La chaussée envahie par les eaux, les files de véhicules s’étiraient sur plusieurs centaines de mètres. Un trajet habituellement bouclé en une dizaine de minutes pouvait en nécessiter plus de deux heures. Conducteurs de taxi-moto multipliaient les acrobaties pour éviter les zones les plus profondes, automobilistes craignaient les pannes moteur et travailleurs arrivaient à leurs bureaux avec des heures de retard. “Tellement c’était difficile pour nous de nous rendre au boulot durant toute la semaine. Je pensais même rejoindre un proche à Cotonou le temps qu’un retour à la normale ne soit effectif”, a confié à Africaho Waheed Agbarakpo, Community manager. Dans la soirée du vendredi, la Police Républicaine avait dû interdire partiellement l’accès au pont pour limiter les dégâts.
Une réaction rapide des autorités
Face à l’urgence, les autorités ont réagi sans tarder. Des itinéraires de contournement ont été indiqués, les forces de sécurité déployées pour fluidifier le trafic aux heures de pointe, et les équipes techniques mobilisées pour accélérer l’évacuation des eaux stagnantes. Dès le samedi après-midi, les premiers signes d’amélioration étaient visibles. Ce dimanche, l’ouvrage fonctionnait pratiquement comme si rien ne s’était passé.
Les usagers ne cachent pas leur satisfaction. Arnaud Kiki, de retour de son lieu de culte, salue la réactivité des autorités avec nos confrères de La Nation : « Je quittais la maison à cinq heures du matin pour espérer arriver à l’heure au bureau depuis mercredi. C’est un énorme soulagement. » Blaise Agossou, conducteur de taxi-moto, apprécie lui aussi : « Nous avons souffert pendant quelques jours, mais les interventions ont été efficaces. Les choses sont revenues à la normale assez rapidement. »
Si le retour à la normale soulage, certains usagers appellent à ne pas oublier les leçons de ces derniers jours. Nadine Dossou, 35 ans, travaillant dans le secteur du bâtiment, est directe : « Cette situation montre l’importance d’entretenir régulièrement les ouvrages de drainage. Si ces efforts se poursuivent, nous limiterons les perturbations à l’avenir. »
Le pont de Djonou constitue un passage quasi incontournable pour les milliers de travailleurs, commerçants et transporteurs qui font quotidiennement la navette entre Abomey-Calavi et Cotonou. Son rétablissement rapide était donc une urgence. Mission accomplie donc !
