Prestation de serment de Wadagni : la Cour constitutionnelle rejette le recours sur l’absence du Sénat

Loan Tamin
3 min
Cour constitutionnelle du Bénin

Au Bénin, la Cour constitutionnelle a rejeté, ce mardi 5 mai 2026, le recours contestant les conditions de tenue de la prestation de serment du président élu Romuald Wadagni en raison de l’absence du Sénat.

Ad imageAd image

Absence du Sénat à l’investiture de Wadagni : ce qu’en dit la Cour constitutionnelle

Fin de non-recevoir au recours contestant l’absence du Sénat à l’investiture de Romuald Wadagni, le 24 mai prochain en tant que Président de la République du Bénin ! Réunie en audience plénière spéciale sous la présidence du professeur Dorothé Sossa, la haute juridiction a déclaré irrecevable la requête introduite par Midomiton Précieux Noël Dagan, mettant ainsi un terme à la procédure engagée autour de cette question.

Dans son recours adressé à la Cour constitutionnelle, le requérant soutenait que la cérémonie prévue pour le 24 mai 2026 ne pouvait se tenir dans le strict respect de la Constitution, en raison de l’absence d’installation du Sénat. Il invoquait à cet effet l’article 53 de la loi fondamentale, qui prévoit notamment la présence du bureau du Sénat parmi les institutions appelées à assister à la réception du serment présidentiel. En effet, cet article de la loi constitutionnelle modifiée promulguée en décembre 2025 par Patrice Talon, dispose que « le serment est reçu par le président de la Cour constitutionnelle, devant les autres membres de ladite Cour, l’Assemblée nationale, les bureaux du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour des comptes ».

Selon son argumentation, cette absence créait une « impossibilité matérielle » de réunir toutes les conditions constitutionnelles requises pour la cérémonie d’investiture.

Lire aussi :  COP31 en Turquie : des jeunes béninois attendus, les candidatures ouvertes par le gouvernement

Dans sa décision, la Cour n’a toutefois pas examiné le fond de cette argumentation. Elle a notamment estimé que le requérant ne justifiait pas de la qualité nécessaire pour saisir la juridiction sur une telle question, rappelant que seuls les organes ou institutions habilités peuvent introduire ce type de recours.

Par cette décision d’irrecevabilité, la Cour constitutionnelle écarte donc toute remise en cause immédiate du processus d’investiture du président élu, dont la prestation de serment reste prévue à la date annoncée.

Partager cet articles
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *