Sénat au Bénin : Boni Yayi explique pourquoi il a changé d’avis

Loan Tamin
4 min

Boni Yayi a donné les raisons pour lesquelles,  il a décidé de siéger au sénat comme l’avait annoncé Africaho. Par un message publié ce mercredi 22 juillet 2026 sur sa page Facebook, il fait référence à la constitution révisée et rassure les Béninois qui croient à sa ligne.

Ad imageAd image

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », Boni Yayi

Boni Yayi a officiellement expliqué, mercredi 22 juillet 2026, les raisons qui l’ont conduit à accepter de siéger au Sénat, alors qu’il s’était auparavant opposé à la création de cette institution et avait publiquement affirmé qu’il n’y prendrait pas part. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien chef de l’État évoque l’évolution du contexte politique national et la nécessité de préserver des espaces de dialogue.

Dans sa déclaration, Boni Yayi rappelle qu’au moment de l’introduction du projet de révision de la Constitution instituant le Sénat, il avait clairement fait connaître son opposition à cette réforme. Il affirme avoir alors annoncé qu’il ne siégerait pas dans cette nouvelle institution, estimant que sa création n’était ni opportune ni justifiée.

Lire aussi :  Bénin : l'ex ministre Nassirou Bako-Arifari nommé Commissaire à la CEDEAO

Mais, selon lui, les circonstances ont changé depuis l’adoption et la promulgation de la loi constitutionnelle. L’ancien président estime que « le contexte national a considérablement évolué » et que le pays est désormais confronté à de nouvelles réalités institutionnelles, notamment l’existence d’un Parlement dominé par une seule majorité politique.

Pour Boni Yayi, la réduction des espaces de concertation entre les acteurs politiques rend aujourd’hui indispensable la recherche de nouveaux cadres de dialogue. C’est dans cette perspective qu’il considère désormais le Sénat comme une institution susceptible de favoriser les échanges sur les grandes questions nationales.

Le dialogue politique comme principal argument

Dans son message, l’ancien chef de l’État réaffirme son attachement aux priorités qu’il dit avoir toujours défendues : le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, la question des prisonniers et des exilés politiques, le renforcement de l’unité nationale, la sécurité, la démocratie, la paix et le dialogue.

« C’est pourquoi, après mûre réflexion, il apparaît dès lors que le Sénat pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple », écrit-il.

Lire aussi :  Désiré Henri Aïhou : qui est ce Béninois nommé juge à la Cour de justice de la CEDEAO ?

Boni Yayi assure également qu’il entend demeurer fidèle aux valeurs qui ont guidé son engagement politique et qu’il continuera de défendre les aspirations des Béninois en faveur de la justice, de la démocratie, de la paix et du développement.

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution »

L’ancien président indique qu’il exercera son mandat de sénateur en application des dispositions de l’article 113-3 de la Constitution, qui fait de lui un membre de droit de la nouvelle Chambre haute.

« Je compte exercer mon droit de sénateur afin d’œuvrer pour l’idéal de notre patrie commune. Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », a-t-il conclu.

Partager cet articles
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *