Au Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement a appelé jeudi dans une émission consacrée à l’actualité gouvernementale, les travailleurs lésés à signaler directement les entreprises qui ne respectent pas le SMIG fixé à 52000 francs CFA.
SMIG à 52000 francs CFA au Bénin ? les entreprises en infraction visées par le gouvernement
Des employeurs qui paient en dessous des 52000 francs fixés comme SMIG au Bénin ont désormais du souci à faire. Fixé depuis le 1er janvier 2023, en hausse de 30 % par rapport au précédent seuil de 40 000 FCFA, le SMIG est loin d’être respecté partout. Selon le porte-parole du gouvernement, « il y a encore des entreprises qui ne payent pas encore 52 000 », certaines versant 40 000, d’autres 30 000 FCFA seulement à leurs salariés. Des employeurs qui estiment, selon lui, que le montant légal est trop élevé pour leur activité.
Face à ce constat, le message du porte-parole du gouvernement est sans détour. « Allez à la CNSS et dénoncez. », a martelé Wilfried Léandre Houngbédji. Les entreprises signalées seront convoquées pour s’expliquer sur leurs pratiques salariales. Houngbédji a également écarté toute crainte de représailles liée à ce type de signalement, comparant cette démarche au droit de tout citoyen à exprimer publiquement son mécontentement envers l’action gouvernementale.
Le SMIG pourrait grimper au-delà de 52000 francs CFA selon Houngbédji
Sur l’éventualité d’une nouvelle hausse du SMIG, le porte-parole n’a pas avancé de chiffre précis. Il a simplement évoqué une possible évolution dans un délai de trois à cinq ans, précisant que le montant « ne sera peut-être plus à 52 000 » d’ici là. Il a rappelé que toute revalorisation doit tenir compte à la fois de l’évolution du marché du travail et de la capacité des entreprises privées à absorber une hausse sans impact négatif sur l’emploi.
Les litiges non résolus par la voie administrative pourront, selon lui, être portés devant les juridictions compétentes.
