Le Manifeste Génération Togo, qui regroupe plusieurs coalitions de l’opposition et de la société civile, maintient son refus de dialoguer avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Le regroupement réclame la mise en place d’une période de transition politique, après la réforme constitutionnelle de mars 2024.
Togo : bras de fer entre le pouvoir et les opposants sur la question du dialogue
Le régime parlementaire qui a enterré en 2024, le régime présidentiel au Togo soulève de profondes questions entre les forces de l’opposition et le pouvoir Gnassingbé. Après plusieurs appels au dialogue de l’exécutif, le Manifeste Génération Togo semble réaffirmer une farouche opposition. Et pour justifier sa position, le mouvement invoque notamment un arrêt de la Cour de justice de la Cédéao, rendu en janvier 2026, qui a jugé le Togo responsable d’un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
Cette nouvelle prise de position fait suite aux déclarations du ministre des Relations avec les Institutions, Gilbert Bawara, devant le Parlement. Interpellé par une députée de l’opposition sur les priorités du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le ministre avait défendu son bilan et reproché à ses détracteurs de refuser de participer au Cadre permanent de concertation mis en place par le gouvernement.
L’opposition dénonce des dialogues sans résultats
Le Manifeste Génération Togo considère ces appels au dialogue comme une manœuvre destinée à maintenir le pouvoir en place. Nathaniel Olympio, porte-parole de la coalition Touche pas à ma Constitution, estime qu’une trentaine de dialogues ont été organisés depuis 1990 sans produire de résultats significatifs.
Selon lui, ces initiatives ont servi à instrumentaliser les mécanismes démocratiques pour conserver le pouvoir. Il s’appuie également sur la décision de la Cour de justice de la Cédéao pour contester la légitimité des autorités togolaises.
De son côté, Gilbert Bawara affirme que Faure Gnassingbé reste ouvert aux initiatives de réconciliation nationale. Le ministre met également en avant les médiations du président du Conseil sur le continent africain et attribue les difficultés de l’opposition à ses divisions internes.
