Urgences vitales au Bénin : Rosine Dagniho évalue la prise en charge sans avance de frais sur le terrain

AfricahoLoan Tamin
3 min
La ministre conseillère Rosine Dagniho à Kandi, le 21 septembre 2026 pour vérifier la mise en œuvre des urgences vitales.

Depuis le début du mois de septembre 2026, la ministre conseillère à la Santé, Rosine Dagniho, multiplie les descentes dans les formations sanitaires pour évaluer la mise en œuvre de la prise en charge des urgences vitales sans avance de frais. D’Aplahoué à Malanville, en passant par Klouékanmè, Lokossa, Comè et Kandi, elle s’est entretenue avec les professionnels de santé, les patients et leurs familles.

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Urgences sans avance de frais : ce que Rosine Dagniho a constaté dans les hôpitaux

Dans le Mono-Couffo, les 3 et 4 septembre, plusieurs établissements sanitaires ont été visités. À Aplahoué, 264 cas d’urgences vitales ont été pris en charge. Klouékanmè enregistre 1 424 cas, dont 42 % en gynécologie-obstétrique. À Lokossa, le Centre hospitalier départemental affiche 775 prises en charge, contre 243 pour l’hôpital de zone. À Comè, 1 123 cas ont été recensés, dont 234 concernant des enfants.

Au-delà des chiffres, la ministre conseillère s’est intéressée aux réalités quotidiennes des équipes et des patients. Ressources humaines, équipements, capacité d’accueil et financement durable du dispositif ont été au cœur des échanges.

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De Kandi à Malanville, la même démarche

Dans l’Alibori, Rosine Dagniho a poursuivi sa tournée à Kandi et Malanville. Sur place, les équipes ont expliqué les effets du dispositif sur la prise en charge des patients en situation d’urgence. L’absence d’avance de frais permet notamment d’engager les premiers soins sans attendre que les familles réunissent les ressources nécessaires.

À Malanville, le proche d’un patient a témoigné de cette prise en charge immédiate à l’arrivée de son frère, sans demande préalable de paiement.

Pour Rosine Dagniho, ces témoignages sont aussi importants que les statistiques. « Je ne suis pas venue en gendarme, mais comme votre porte-parole auprès du Président de la République Romuald Wadagni », a-t-elle déclaré aux acteurs rencontrés dans le Mono-Couffo. Selon les informations parvenues à Africaho, la présente tournée doit permettre de faire remonter les difficultés observées et les préoccupations exprimées dans les formations sanitaires. Car au-delà de l’annonce de la mesure, l’enjeu est désormais celui de sa pérennité et de son efficacité sur le terrain.

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Personnel suffisant, équipements disponibles et moyens financiers adaptés restent ainsi déterminants pour garantir la continuité du dispositif. Une ambition résumée par l’objectif de faire en sorte que l’urgence médicale ne soit pas aggravée par l’urgence financière au Bénin.

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