Les députés des différents États membres de la CEDEAO sont réunis depuis lundi 21 septembre 2026 à Accra, pour le deuxième Séminaire parlementaire et la deuxième Session extraordinaire de l’année 2026 du Parlement de la CEDEAO. À l’occasion, la présidente de l’institution, Hadja Mémounatou Ibrahima, a placé dans son discours d’ouverture, le changement climatique au cœur des travaux.
Parlement de la CEDEAO : les enjeux climatiques au cœur des travaux ouverts à Accra
Le Parlement de la CEDEAO ouvre une nouvelle séquence de ses travaux à Accra. Réunis du 21 au 27 septembre 2026, les parlementaires communautaires consacrent leur deuxième séminaire de l’année au thème : « Le changement climatique comme facteur de dégradation environnementale, de déplacement des populations et d’insécurité croissante dans l’espace CEDEAO ».
Pour Hadja Mémounatou Ibrahima, le choix de ce thème répond à une réalité devenue difficile à dissocier des autres défis de la région. Le dérèglement climatique, estime-t-elle, ne touche plus uniquement les sols, les forêts ou les côtes. Il fragilise aussi les moyens de subsistance, accentue la pression sur les ressources et peut alimenter les déplacements de populations ainsi que les tensions au sein des communautés.
Transformer les engagements en actions
La présidente du Parlement communautaire insiste surtout sur la nécessité de passer des engagements aux actes. Les stratégies climatiques adoptées aux niveaux international, régional et national ne pourront produire pleinement leurs effets que si elles trouvent une traduction dans les législations et les budgets publics.
C’est sur ce terrain que les parlementaires doivent, selon elle, jouer pleinement leur rôle. Contrôle des politiques publiques, suivi des budgets consacrés à la résilience climatique et prise en compte des dimensions humanitaires, économiques, sociales, migratoires et sécuritaires figurent parmi les responsabilités mises en avant.
Les récentes inondations sur la façade côtière ouest-africaine illustrent, selon Hadja Mémounatou Ibrahima, l’imbrication de ces différentes problématiques. Elle souhaite ainsi que les travaux d’Accra débouchent sur des recommandations concrètes combinant adaptation climatique, prévention des conflits et protection des populations vulnérables.
Le budget 2027 également au menu
Au-delà du séminaire consacré au climat, la session extraordinaire doit permettre aux députés communautaires d’examiner et d’adopter le projet de budget du Parlement de la CEDEAO pour l’exercice 2027 ainsi que le programme annuel d’activités.
Dans un contexte marqué par des exigences de discipline budgétaire, Hadja Mémounatou Ibrahima appelle à une utilisation rigoureuse des ressources communautaires. Elle estime que les crédits sollicités doivent correspondre à des priorités clairement définies et contribuer à des programmes ayant un impact sur l’intégration régionale et les populations.
La présidente du Parlement de la CEDEAO a par ailleurs appelé les députés à maintenir l’institution comme un espace de dialogue et de représentation des aspirations des populations. Les parlementaires ont également été invités à faire de l’organe, un acteur capable de contribuer à des solutions concrètes face aux défis sécuritaires, climatiques, économiques et institutionnels de la région.
