Au Sénégal, le Pastef appelle le gouvernement sénégalais à respecter les échéances prévues par la loi pour les prochaines élections locales. Le parti majoritaire à l’Assemblée nationale estime que le scrutin doit se tenir au plus tard le 17 janvier 2027, alors que plusieurs actes réglementaires restent encore attendus.
Sénégal: le Pastef demande au gouvernement de respecter le calendrier électoral des prochaines élections locales
Le calendrier des prochaines élections locales commence à susciter des interrogations au Sénégal. Dans un communiqué, le Pastef demande à l’exécutif de prendre les dispositions nécessaires pour permettre la tenue du scrutin dans les délais prévus par la législation électorale.
Le parti rappelle que les maires et les conseillers départementaux en fonction ont été élus le 23 janvier 2022 pour un mandat de cinq ans. Sur cette base, et en s’appuyant sur plusieurs dispositions du Code électoral, le Pastef estime que les prochaines élections locales doivent se tenir au plus tard le dimanche 17 janvier 2027.
À ce jour, le décret fixant officiellement la date du scrutin n’a toutefois pas encore été publié. Il en est de même pour le montant de la caution électorale exigée aux candidats. Or, selon le Pastef, cette caution doit être fixée au plus tard 150 jours avant le scrutin, un délai qui serait désormais dépassé.
Face à cette situation, la formation politique interpelle le ministère de l’Intérieur ainsi que la commission électorale. Elle insiste sur la nécessité de respecter les échéances prévues par les textes et rappelle que « le respect du calendrier électoral est une obligation légale qui s’impose à tous ».
Un scrutin aux enjeux politiques majeurs
Au-delà de la question juridique, les élections locales revêtent une importance particulière dans le contexte politique sénégalais. Elles interviendront alors que les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, par ailleurs figure centrale du Pastef, se sont fortement détériorées.
Le scrutin pourrait ainsi constituer un premier véritable test électoral pour le parti au pouvoir depuis la rupture entre les deux principales figures de la coalition arrivée au pouvoir.
Pour le Pastef, l’enjeu est donc double : obtenir la fixation rapide du calendrier électoral et préserver les conditions d’une compétition conforme aux dispositions légales. À mesure que l’échéance approche, la publication des décrets attendus devrait permettre de lever les incertitudes sur la tenue effective du scrutin en janvier 2027.
