Ali Bongo envisage toujours un retour au Gabon, trois ans après avoir été renversé par un coup d’État militaire. Dans un entretien accordé le 22 août 2026 au média gabonais Info241, affirme que son retour dépendra de garanties liées à sa sécurité et au cadre juridique.
Gabon : Ali Bongo fixe ses conditions pour rentrer au pays
Ali Bongo ne compte pas revenir au Gabon dans n’importe quelles conditions. « Lorsque les conditions de droit et de sécurité le permettront », a-t-il laissé entendre samedi. Depuis son départ du Gabon après le coup d’État du 30 août 2023, Ali Bongo vit à l’étranger. L’ancien chef de l’État avait d’abord été placé en résidence surveillée à Libreville avant d’obtenir l’autorisation de quitter le pays pour des raisons médicales, notamment liées à l’AVC dont il avait été victime en 2018.
Désormais éloigné du pouvoir, il dit toutefois ne pas avoir renoncé à l’idée de retrouver son pays. « J’y retournerai lorsque les conditions de droit et de sécurité le permettront, pour moi-même et pour ma famille », affirme-t-il dans cet entretien.
Ali Bongo évoque également les circonstances de son départ, sans souhaiter s’y attarder. « Je vis hors de mon pays pour des raisons que tout le monde connaît », déclare-t-il. Il assure par ailleurs rester attaché au Gabon et à ses populations, estimant notamment que les difficultés économiques auxquelles font face certaines familles gabonaises constituent aujourd’hui une préoccupation majeure.
La situation familiale des Bongo toujours sensible
La perspective d’un retour reste également liée à la situation judiciaire de plusieurs membres de sa famille. Son épouse, Sylvia Bongo, et son fils, Noureddin Bongo Valentin, sont concernés par une procédure judiciaire au Gabon. Tous deux ont été jugés par contumace en novembre 2025 avec d’autres prévenus et continuent de rejeter les accusations portées contre eux.
Ali Bongo, qui a dirigé le Gabon de 2009 à 2023, n’avance aucune date pour son éventuel retour. Son départ avait marqué la fin de 56 années de pouvoir de la famille Bongo, commencées avec la longue présidence de son père, Omar Bongo.
À quelques jours du troisième anniversaire du coup d’État, l’ancien président se dit donc disposé à rentrer, mais uniquement si les conditions de sécurité et de droit lui paraissent suffisamment réunies. Pour l’heure, aucune échéance n’est annoncée.
