Togo : Pourquoi deux journalistes ont-ils été arrêtés ? Les explications du gouvernement

Mohamed Fousso
3 min
Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, deux journalistes français arrêtés au Togo. @Médias locaux

Le gouvernement togolais a affirmé samedi 22 août, disposer d’« indices graves et concordants » à l’encontre de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani. Les deux journalistes français ont été arrêtés le 27 juillet en compagnie de leur collaborateur local Fred Vedomey.

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Togo : le pouvoir Gnassingbé justifie l’arrestation de deux journalistes français

Pourquoi Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont-ils été arrêtés au Togo ? Le gouvernement togolais a rompu le silence ce samedi 22 août, quatre jours après la confirmation par Paris de l’arrestation des deux réalisateurs français. Les mis en cause, partis tourner au Togo un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible » diffusée sur France Télévisions, sont poursuivis pour « fausses déclarations ».

Dans un communiqué conjoint des ministères de la Justice et de la Sécurité, consulté par Africaho, le gouvernement togolais leur reproche trois manquements. D’abord, l’autorisation de tournage en leur possession délivrée par le ministère du Tourisme le 19 juin 2026 avait été établie au seul nom de Fred Vedomey, sans mentionner les deux ressortissants français. Ensuite, les réalisateurs auraient filmé dans la région des Savanes et la préfecture de Binah, des zones expressément exclues de leur autorisation et où ils ont précisément été interpellés. Enfin, ils auraient utilisé un drone « dont les caractéristiques n’avaient pas été déclarées au préalable ».

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Des accusations rejetées par la défense

L’avocat des deux journalistes français, Me Martial Akakpo, oppose un démenti catégorique. Selon lui, ses clients « ne reconnaissent aucun fait ». À la suite de l’arrestation, le Patronat de la presse togolaise avait également dénoncé une procédure « inappropriée à l’encontre de professionnels en plein exercice de leur métier ».

Le gouvernement togolais réfute carrément cette lecture. Selon le communiqué, « les faits objets de la procédure portent exclusivement sur le respect des dispositions administratives » et non sur le contenu journalistique du travail des deux réalisateurs.

Détenus depuis le 27 juillet dernier, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont déjà reçu de la France, trois visites consulaires, informe le Quai d’Orsay. Le 19 août dernier, la France a notamment indiqué être entrain de prendre avec le pouvoir togolais toutes les dispositions pour tirer au clair cette l’affaire.

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