Togo : l’opposition s’appuie sur un arrêt de la CEDEAO pour réclamer le départ de Faure Gnassingbé

Mohamed Fousso
2 min
Faure Gnassingbé, Président du Conseil du Togo. @Médias locaux

Au Togo, plusieurs forces réunies autour d’un mémorandum commun baptisé « Manifeste Génération Togo », réclament une transition politique et un retour à la Constitution de 1992. Elles s’appuyant notamment sur l’arrêt rendu par la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle togolaise de mars 2024.

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Au Togo, l’opposition s’empare de l’arrêt de la CEDEAO pour réclamer une transition politique

Le départ de Faure Gnassingbé exigé par des partis d’opposition au Togo. Et à la base, un décret de la Cour de justice de la CEDEAO qui avait jugé que l’amendement constitutionnel du 25 mars 2024 constituait un « changement anticonstitutionnel de gouvernement » au sens de l’article 23 de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance. C’est sur cette appréciation que l’opposition s’appuie désormais pour légitimer ses demandes. Elle ne constitue pas, à elle seule, un effet juridique automatique contraignant Lomé à agir, mais elle offre à l’opposition un argument de poids dans le débat institutionnel.

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Il convient de noter que la Cour a par ailleurs déclaré irrecevables les griefs fondés sur le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et n’a pas retenu de violation prouvée du droit de participation aux élections d’avril 2025.

Le « Manifeste Génération Togo »

Le mémorandum présenté à Lomé défend deux axes principaux : le retour à la Constitution de 1992 et l’ouverture d’une transition politique inclusive. Ses signataires le présentent comme une initiative commune visant à relancer le débat institutionnel autour du cadre politique togolais, dans la foulée de la décision de la juridiction communautaire.

Faut-il le rappeler, la présente démarche s’inscrit dans la continuité des critiques formulées par l’opposition depuis l’adoption de la réforme de 2024, qui a fait basculer le Togo d’un régime semi-présidentiel vers un régime parlementaire. Ce qui supprime d’ailleurs l’élection présidentielle au suffrage universel direct et permettant à Faure Gnassingbé de se maintenir au pouvoir sous une nouvelle casquette institutionnelle.

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