France : démission annoncée de Monique Barbut, ministre de la transition écologique

Paul Danongbe
3 min
Monique Barbut

Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, a annoncé ce mercredi qu’elle présenterait sa démission au président Macron, au lendemain de l’adoption définitive par le Parlement d’une mesure sur les pesticides à laquelle elle s’opposait fermement. 

Ad imageAd image

France : Monique Barbut veut démissionner après l’adoption de la mesure sur les pesticides

La réintroduction de pesticides, la ligne rouge selon Monique Barbut. Mardi, le Parlement français a entériné le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, qui prévoit notamment la possibilité pour l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire, sous conditions, l’acétamipride et le flupyradifurone pour certaines filières en difficulté, dont celles des noisettes et de la betterave, rapporte RFI. Ces deux substances étaient interdites en France depuis 2016, même si elles restent autorisées dans d’autres pays de l’Union européenne.

Pour Monique Barbut, c’est un recul inacceptable. « En 2016, la France a fait le choix d’interdire l’acétamipride au nom du principe de précaution, sur la base des expertises scientifiques disponibles. Dix ans plus tard, loin d’avoir dissipé les inquiétudes, les études scientifiques continuent d’alimenter les doutes sur ses effets pour la santé humaine et l’environnement », a-t-elle écrit dans un message publié sur LinkedIn. Avant d’ajouter : « Dans ces conditions, le principe de précaution n’a rien perdu de sa pertinence : il s’impose plus que jamais. »

Lire aussi :  France : Monique Barbut fait un rétropédalage après l'intervention de Macron

Des engagements non tenus, selon Monique Barbut

Ce qui a précipité sa décision, c’est moins le vote lui-même que la manière dont il s’est déroulé. « Contrairement aux engagements qui m’avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure, pourtant souhaitée également par les députés », dénonce-t-elle. Des élus du camp gouvernemental avaient pourtant suggéré lundi à l’exécutif de faire retirer la disposition par amendement. Le gouvernement a refusé. Pour Monique Barbut, « ce revirement constitue le recul environnemental de trop ».

La politique n’est pas mon monde, et si c’est cela dont il s’agit, elle ne le sera définitivement pas.

Monique Barbut

Selon RFI, e n’est pas la première fois qu’elle menaçait de partir. En janvier, elle avait déjà mis sa démission en jeu sur la question des projets de recherche d’hydrocarbures dans les territoires ultramarins, avant de remporter l’arbitrage gouvernemental. Sur les budgets de son ministère, elle avait également bataillé ferme, obtenant le maintien d’un niveau de financement qu’elle jugeait nécessaire. Cette fois, la ligne rouge a été franchie.

Tags :
Partager cet articles
Follow:
Journaliste l Analyste Politique l Présentateur l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Communication digitale l Maîtrise de cérémonie l Certificat Google
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *