Frontière Bénin – Niger : le général Tiani évoque des préalables avec le pouvoir Wadagni avant la réouverture

Paul Danongbe
4 min
Romuald Wadagni et Abdourahamane Tiani

Le général Tiani a apporté samedi 25 juillet 2026, lors d’une émission diffusée sur la Radio Télévision du Niger, des précisions sur le niveau des discussions engagées avec le président Romuald Wadagni en vue de la réouverture de la frontière avec le Bénin. C’était dans le cadre de la célébration du 3ème anniversaire du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie.

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“Il y a des préalables”, Abdourahamane Tiani à propos de la frontière Bénin-Niger

Fermée en 2026 juste après le coup d’Etat contre le président Mohamed Bazoum, qu’est-ce qui bloque encore la réouverture de la frontière Bénin-Niger malgré la rencontre récente avec les présidents des deux pays ? C’est à cette question le chef du pouvoir militaire au Niger a principalement répondu samedi dans une émission télévisée diffusée samedi sur la chaine nationale du pays.

« Ce n’est pas nous qui avions fermé cette frontière », a déclaré le général Tiani, qui est revenu sur les espoirs suscités par la récente visite au Niger du président béninois Romuald Wadagni à Niamey. Sans se prononcer explicitement sur les résolutions des travaux du comité mixte chargé d’étudier le dossier de réouverture de la frontière, il a cependant évoqué des garanties durables avant toute réouverture. Selon lui, la priorité n’est pas de rouvrir rapidement la frontière, mais de s’assurer que cette décision soit durable et ne puisse plus être remise en cause au gré des crises politiques.

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« L’ouverture de la frontière en tant que telle n’est pas l’acte fondamental. Qu’est-ce qu’il faut poser comme jalon pour que cette frontière, une fois ouverte, soit une frontière des peuples et non une frontière d’un individu ? C’est ça la différence », a renseigné le président nigérien.

Les discussions sont en cours entre nos deux Etats afin que la frontière ne reste plus fermée au gré des états d’âme ou des sauts d’humeur d’individus.

Abdourahamane Tiani

Pas encore de date, les propositions du comité en examen au Niger

Avec les discussions désormais ouvertes entre lui et son homologue béninois, Abdourahamane Tiani a d’ailleurs présenté la récente visite de Romuald Wadagni à Niamey comme un geste fort en faveur du rapprochement entre le Bénin et le Niger. Selon lui, cette rencontre visait avant tout à montrer que « le lien entre les peuples est au-dessus du lien entre les chefs d’État ».

En ce qui concerne un éventuel calendrier de réouverture, le président nigérien a donné des assurances arguant que toutes les décisions seraient prises « après mûre réflexion ». Et ceci, afin de préserver les intérêts du Niger tout en tenant compte de ceux du Bénin.

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Faut-il le rappeler, le Bénin, autrefois dirigé par Patrice Talon n’est pas non plus la cause directe de la fermeture trop longue de sa frontière avec le Niger. C’est une décision de sanction que la CEDEAO avait prise à l’encontre du pouvoir militaire nigérien après le renversement de Bazoum intervenu le 26 juillet 2026. Le gouvernement béninois d’alors, avait même multiplié auprès du Niger, des démarches diplomatiques en vue d’une rapide réouverture.

Mais le pouvoir Tiani s’y était opposé, martelant qu’il ya avait au Bénin, des bases militaires étrangères cherchant à déstabiliser le Niger. Vivement que les discussions Tiani-Wadagni aboutissent et que la frontière soit réouverte pour le bonheur des deux peuples.

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